08:21 20 avril 2022 | mise à jour le: 20 avril 2022 à 08:40 Temps de lecture: 4 minutes

La Maison L’Éclaircie fait face à de nouveaux défis

La Maison L’Éclaircie fait face à de nouveaux défis
Photo: iStockL’isolement accru par la pandémie a contribué à augmenter les problèmes de santé mentale, dont les troubles alimentaires chez les jeunes vulnérables.

SANTÉ. Il est reconnu que les troubles alimentaires se vivent la plupart du temps en silence et loin des regards. Assurément, l’isolement accru et soutenu imposé par la pandémie de Covid-19 et sa multitude de mesures sanitaires ont provoqué une plus grande exclusion sociale des personnes souffrantes. Rien pour faciliter la tâche de la Maison L’Éclaircie, seule ressource à offrir des services gratuits en la matière dans la région de Québec.

Basé à Sainte-Foy, l’organisme a pour mission de venir en aide aux personnes de 14 ans et plus de la région de Québec, qui vivent des problèmes associés à l’anorexie ou la boulimie. La Maison l’Éclaircie se veut d’abord et avant tout un milieu d’accueil et d’écoute. Un endroit où recevoir de l’information et trouver des réponses à certains questionnements en vue d’atteindre l’équilibre et le mieux-être. En plus d’activités de groupe favorisant l’entraide, on y trouve du soutien pour la famille.

«Bien sûr, comme pour tout espoir de rétablissement, il faut que la démarche soit volontaire. C’est la base sur laquelle repose une éventuelle prise de conscience. Alors, il devient possible de comprendre la situation et de ramener l’estime de soi envers son image corporelle. Une fois qu’on admet la présence d’un trouble alimentaire, on peut s’engager dans une approche sur plusieurs semaines, avec l’appui d’experts et de thérapeutes», résume Myriame Trudel, directrice générale de la ressource.

Or, la crise sanitaire et la réduction des contacts en personne ont largement compliqué la tâche des intervenants et bénévoles de la Maison L’Éclaircie. Le retour à la normale s’opère graduellement, mais le mal est fait. Les demandes ont augmenté de 15% globalement, dont trois fois plus proviennent d’un proche. Si bien qu’une liste d’attente contient le nom de 60 personnes.

Conférences, sorties culturelles, expédition en voilier (photo) et autres activités de groupes permettent de développer l’esprit collectif et le soutien mutuel dans l’estime de soi. Photo gracieuseté

«C’est beaucoup considérant que nous fonctionnons par groupe de 12 sur une période minimale de six semaines. Cela peut donc représenter plusieurs mois en suspens. Une réalité qui n’a rien de souhaitable, car il est crucial d’agir dans le momentum. Quand une personne est prête parfois la porte ne reste pas ouverte à perpétuité. On doit intervenir rapidement, autrement il y a risque que la situation se dégrade ou que la motivation tombe», illustre Mme Trudel.

Il est essentiel pour son équipe de trouver du financement pour répondre à la demande croissante et réduire la liste d’attente. Une autre option consiste à développer ses services à distance mis en place durant la pandémie. Depuis maintenant près de deux ans, la Maison l’Éclaircie a pour objectif d’accroître l’accès à des interventions numériques. Elle souhaite le faire de façon plus soutenue et au moyen d’outils adaptés. Son adaptation lors des périodes de confinement a démontré l’opportunité de mettre ce projet en place.

Banquet philanthropique

C’est justement dans le but d’aider l’organisme dans le déploiement de ses services que les Jeunes Philanthropes de Québec se mobilisent. Ils convient la communauté d’affaires à un banquet philanthropique au profit de la Maison L’Éclaircie. La soirée, qui devait initialement avoir lieu en début d’année, se tiendra finalement le mardi 26 avril dans la Salle de bal du Château Frontenac.

Au programme, souper gastronomique, conférenciers et prestation musicale du chanteur Olivier Couture. Les billets, au coût de 235$, sont toujours disponibles sur lepointdevente.com.

Les troubles alimentaires en quelques chiffres

  • La clientèle de L’Éclaircie se compose à 89% de femmes et à 11% d’hommes.
  • La majorité des bénéficiaires (55%) se trouve dans la tranche d’âge des 18-30 ans.
  • La pandémie a fait grimper de 45% les demandes chez les 14-25 ans.

Pour plus d’information: www.maisoneclaircie.qc.ca.

La Maison L’Éclaircie bénéficie de beaucoup de soutien de la communauté artistique. Ici, la directrice Myriame Trudel est accompagnée de Jean-Marie Lapointe. Photo gracieuseté

Métro Média

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