Tribune Libre
09:31 19 novembre 2020 | mise à jour le: 19 novembre 2020 à 09:31 temps de lecture: 2 minutes

La querelle des Anciens et des Modernes

La querelle des Anciens et des Modernes

L’hypothèse soulevée par le premier ministre François Legault eu égard à une prolongation des vacances des Fêtes pour les élèves soulève un débat digne d’une querelle des Anciens, représentés par Égide Royer, professeur titulaire associé à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, et des Modernes incarnés par Sylvie Barma, professeure titulaire au Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage de l’Université Laval.

Du côté des « Anciens », Égide Royer argue que les 220 000 jeunes du Québec qui sont en difficulté d’apprentissage ne pourront que souffrir de cette mesure, qui risque d’exacerber le décrochage scolaire. M. Royer en veut pour preuve des études qui ont fait le lien entre le retard scolaire des jeunes plus vulnérables et la diminution des jours de classe. En bref, à ses yeux, c’est une très mauvaise idée sur le plan éducatif et sur le plan de la réussite scolaire.

Pour ce qui est des « Modernes », Sylvie Barma, bien qu’elle avoue que la pandémie, en général, affecte les enfants des milieux défavorisés, appuie l’idée d’une prolongation des vacances des Fêtes. Elle estime que le contexte particulier et inédit de la pandémie nous oblige à plus de souplesse et à se dégager de l’obsession de l’évaluation qui risque de stresser les élèves davantage.

En ce qui me concerne, je suis d’avis que le calendrier scolaire doit être respecté tel que prévu. D’abord pour des raisons pédagogiques qui justifient l’importance pour les élèves de recevoir tout le contenu de chaque cours prévu au programme, et ensuite pour des motifs de santé mentale liés aux bienfaits des contacts des élèves entre eux dans la microsociété que représente l’école.

Note : Dans l’hypothèse où le gouvernement prenait la décision de rallonger le congé des Fêtes pour les élèves lors du point de presse du jeudi 19 novembre, il devra vivre avec les conséquences néfastes d’une telle décision tant pour les parents que pour les jeunes.

 

Henri Marineau, Québec

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