Tribune Libre
13:55 3 novembre 2020 | mise à jour le: 5 novembre 2020 à 08:51 temps de lecture: 2 minutes

Pourquoi attendre la tragédie avant d’agir?

Pourquoi attendre la tragédie avant d’agir?

L’horrible drame qui s’est produit dans le Vieux Québec le soir de l’Halloween revient relancer, pour une énième fois, le débat sur les problèmes de santé mentale. Et pourtant, d’autres tueries réalisées par un meurtrier ayant un problème de santé mentale se sont déroulées bien avant cette soirée sanguinaire du 31 octobre.

Or ce n’est pas d’hier que la santé mentale se retrouve dans la position de parent pauvre du système de santé québécois. À titre d’illustration, le budget consacré à la santé mentale ne totalise que 6% des dépenses de programme du Ministère de la Santé et des Services sociaux alors que, selon l’OCDE, les problèmes de santé mentale représentent près du quart de l’ensemble des problèmes de santé d’une population.

Il est quand même étonnant d’entendre les réactions des principaux acteurs politiques, notamment le premier ministre François Legault et la vice-première ministre Geneviève Guilbault condamnant les actes barbares du suspect un peu comme si un comportement aussi désaxé sortait de nulle part…

« De tels gestes ignobles ne doivent plus se produire au Québec, Il faut que ça change », a-t-on entendu lors des points de presse ayant suivi le drame. Personne n’est contre la vertu mais elle doit être accompagnée d’actions concrètes.

Et, à mon avis, les efforts doivent être concentrés en amont et, pour ce faire, les argents nécessaires à l’embauche de personnel compétent doivent être au rendez-vous à défaut de quoi les politiciens reviendront encore déplorer une autre tragédie liée à un suspect souffrant de maladie mentale…

Henri Marineau, Québec

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