Tribune Libre
13:21 2 novembre 2020 | mise à jour le: 5 novembre 2020 à 08:51 temps de lecture: 2 minutes

Patrimoine : nos églises en voie de disparition

Patrimoine : nos églises en voie de disparition

Notre patrimoine religieux est menacé de toutes parts, nos églises centenaires, qui faisaient jadis la fierté des paroissiens qui en faisaient leur lieu de rencontre hebdomadaire en se rassemblant sur le balcon après la messe dominicale, sont sacrifiées sans vergogne sur l’autel de la modernité.

À cet effet, la grande région de Québec semble vouée à assister à la démolition de ses églises, fussent-elles inscrites sur la liste des huit églises à valeur patrimoniale « très élevée » par la Ville de Québec. Après les églises Saint-François-d’Assise et Saint-Coeur-de-Marie tombées sous le pic des démolisseurs il y a quelques mois, c’est maintenant au tour de l’église Saint-Charles-de-Limoilou, érigée entre 1918 et 1920, de faire face à l’éventualité d’une démolition pour être substituée par des condos.

Les églises sont des lieux de mémoire collective de valeur incommensurable qui incarnent une tradition du passé que nous devons à tout prix protéger et sauvegarder. C’est Lionel Groulx qui disait : « Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir ».

Le patrimoine religieux du Québec fait partie de son histoire culturelle de laquelle nous ne pouvons nous détacher sans risquer de nous aliéner une partie essentielle de notre propre identité à titre d’héritiers de nos ancêtres canadiens français. Les églises sont aussi des lieux de recueillement et de retraite où il est encore possible de nous réfugier dans des sanctuaires de quiétude si essentiels à notre équilibre spirituel dans un monde où les valeurs éphémères accaparent à outrance notre mode de vie.

Nonobstant le fait que les églises ont été désertées lors des dernières décennies au Québec, elles occupent toujours une place primordiale dans l’héritage patrimonial des Québécois et, à ce titre, les édiles municipaux et le ministère de la Culture et des Communications du Québec sont imputables de leur sauvegarde.

Henri Marineau, Québec

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