Tribune Libre
14:33 1 novembre 2020 | mise à jour le: 5 novembre 2020 à 08:52 temps de lecture: 2 minutes

Défendre la liberté d’expression mais…

Défendre la liberté d’expression mais…

Le premier ministre Justin Trudeau s’est finalement distancé de la position du président français Manuel Macron eu égard aux caricatures de Mahomet en affirmant qu’il allait toujours défendre la liberté d’expression, mais que dans une société pluraliste, diverse et respectueuse comme la nôtre, nous devons être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur les autres, particulièrement ces communautés et populations qui vivent énormément de discrimination encore.

Par ailleurs, dans un scénario fictif mais plausible, M. Trudeau trouverait-il inappropriée une caricature le représentant en train de faire une allocution devant une salle bondée venue l’entendre faire les louanges de We Charity, accompagné sur la scène par sa mère Margareth Trudeau et son épouse Sophie Grégoire?

Aux dires du premier ministre, la liberté d’expression doit s’exercer dans le respect pour les autres et avec le souci de ne pas blesser de façon arbitraire ou inutile, l’intention du caricaturiste, sans malice soit-elle, n’étant pas nécessairement pertinente dans le débat.

Revenons-en à notre caricature de M. Trudeau en lien avec l’organisme We Charity. Dans un tel cas, Justin Trudeau invoquerait-il le fait que l’intention du caricaturiste « n’était pas nécessairement pertinente dans le débat et qu’elle « dépassait les limites du respect pour les autres »?

À toutes fins pratiques, monsieur Trudeau, la décision de l’enseignant français Samuel Paty de montrer des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression était-elle condamnable en vertu de vos balises? Et si oui, quelle sanction M. Paty aurait-il dû recevoir?

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