Tribune Libre
13:43 23 septembre 2020 | mise à jour le: 23 septembre 2020 à 13:44 temps de lecture: 2 minutes

Les lieux de culte victimes d’un mauvais classement

Les lieux de culte victimes d’un mauvais classement

D’entrée de jeu, je dois avouer que je ne suis pas une personne « pratiquante » en ce qui a trait aux différents rites religieux catholiques. Toutefois, le déplacement de la Capitale nationale dans la zone orange a eu comme effet de faire passer le nombre de fidèles permis aux cérémonies religieuses de 250 à 25.

Et, là où le bât blesse avec le plus d’injustice, c’est que le ministère de la Santé place dans le même panier les « activités dans les lieux de culte et celles dans les salles où est permis la vente ou le service de boissons alcooliques pour consommation sur place », les leaders religieux qualifiant ce classement, à raison, d’ « injustifié et faux », alors que s’ils étaient assimilés, comme il se doit, à des cinémas et à des salles de spectacle, ils pourraient accueillir jusqu’à 250 fidèles.

C’est un secret de polichinelle, les églises du Québec vivent, pour la plupart, des situations financières précaires, et la manne providentielle ne risque pas de tomber miraculeusement du ciel. En termes clairs, les fabriques paroissiales ont besoin tout au moins de la dime quotidienne pour subvenir aux besoins essentiels de l’église paroissiale.

En ces temps troublés, encore aujourd’hui, de nombreux Québécoises et Québécois trouvent dans la pratique de leur religion un réconfort et une source de résilience qui bénéficient à eux-mêmes, voire à l’ensemble de la population.

À mon avis, la décision du gouvernement prend des allures arbitraires. Au moment où la deuxième vague est à nos portes, les prêtres devraient-ils accepter de poursuivre leur « recherche de sens » à 25 fidèles, ou, pire encore, derrière un écran?… Vivement un retour au gros beau sens, à savoir la permissin d’accueillir 250 personnes dans l’église!

 

Henri Marineau, Québec

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Commentaires 1

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  • Denis Beaulé

    « Mauvais classement », pas à peu près.

    J’ai envoyé le message suivant hier au Ministre :

    Monsieur le Ministre,

    Il s’est glissé une erreur — (en fait une horreur presque) — en certaines modalités de votre récente retouche en réduction d’accès à certains lieux, relativement aux aléas de covidixneuf.

    Vous avez, (accidentellement?), mis les activités à teneur religieuse dans le même « paquet » que celles de tavernes. Faisant en cela une erreur de même ordre et même ampleur que cette autre que vous faisiez [avant-]hier après-midi en disant votre gouvernement prêt à envoyer la police à ‘maison (disposition clairement contredite en matinée aujourd’hui [hier] par la v.-PM).

    Il suffira, donc, que vous daigniez ‘confesser’ votre erreur et retiriez cette iniquité que vous avez si injustifiablement introduite à l’endroit de groupes qui non seulement ne font de mal à personne mais font beaucoup de bien à passablement de monde; à commencer par à nos aîné.e.s, qui incidemment avaient été oublié.e.s jusqu’au printemps dernier et qui en conséquence sont décédé.e.s par milliers alors.

    Je vous le ‘jure’, sur ma tête et sur celle de ma mère, ces « gens » sont les plus inoffensifs qui soient, voire les plus exemplaires de tou.te.s; les moins susceptibles d’occasionner des éclosions, tant ielles font ‘religieusement’ attention à tout, tout, tout et à tout.te.s.

    Alors, espéré-je que vous embrayerez aussi résolument et diligemment que possible à cet égard. A fortiori considérant ce que nous a appris Dre Joanne Liu à ce sujet… Savoir qu’il est UNE chose pour laquelle n’existe pas de pardon: en empêcher d’effectuer leurs rituels funéraires!

    N’oeuvrez pas, bref, vous, à vous retrouver, tout à fait injustifiablement, au nombre d’« impardonnables ».

    Merci.