Tribune Libre
13:13 1 septembre 2020 | mise à jour le: 1 septembre 2020 à 13:16 temps de lecture: 2 minutes

John A. Macdonald et le racisme

John A. Macdonald et le racisme

Ce n’est par le fruit du hasard si la statue du centre-ville de Montréal à l’effigie du premier premier ministre du Canada, sir John A. Macdonald, a été renversée au sol par des militants qui affirment combattre le racisme qui, de toute évidence, monopolise la presse internationale et nationale, notamment aux États-Unis.

En effet, une petite recherche dans l’histoire du Canada nous apprend le rôle qu’a joué le gouvernement Macdonald dans la création de la Loi sur les Indiens et l’établissement d’un système de pensionnats pour Autochtones qui a fait de nombreuses victimes. En tant que premier ministre, Macdonald a également agi à titre de surintendant général des Affaires indiennes et a donc participé de manière active à la mise en œuvre d’un système destructeur qui avait pour objectif de « tuer l’Indien dans l’enfant ». On peut donc affirmer que Macdonald s’est érigé en architecte d’un génocide commis contre les peuples autochtones.

La question qui est maintenant sur toutes les lèvres : la statue de sir John A. Macdonald doit-elle être replacée sur son socle? En guise de réflexion, je vous propose l’intervention de trois personnage politiques. Pour François Legault, le « vandalisme n’a pas sa place dans notre démocratie et la statue doit être restaurée ». Aux yeux de Valérie Plante, elle « comprend et partage la motivation des citoyens qui veulent vivre dans une société plus juste et plus inclusive. Mais la discussion et les actions nécessaires doivent être menées de manière pacifique, sans jamais recourir au vandalisme ». Enfin, Jason Kenney a décrié l’acte de vandalisme en affirmant que l’Alberta accueillerait volontiers la statue si Montréal n’en voulait plus.

En ce qui me concerne, la statue de sir John Macdonald doit être retiré compte tenu de ses politiques génocidaires envers les peuples autochtones. Toutefois, la population doit être informée clairement par les autorités compétentes des tenants et aboutissants de cette décision. Ainsi, ce pan noir de l’histoire du Canada demeurera dans l’inconscient collectif des Canadiens.

 

Henri Marineau, Québec

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