Tribune Libre
12:20 6 avril 2020 | mise à jour le: 6 avril 2020 à 12:21

Accoucher en période de pandémie

Accoucher en période de pandémie

En cette période de stress et d’anxiété liée aux consignes concernant la COVID-19, on apprend que l’Hôpital général juif de Montréal défend au père ou à toute autre personne désignée par la mère porteuse d’assister à l’accouchement, une directive émise par la directrice des services professionnels du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal,

Or, le premier ministre François Legault et la ministre de la Santé Danielle McCann ont pourtant décrété qu’un accompagnateur est permis au moment de l’accouchement, un rappel que Danielle MaCann doit immédiatement servir aux « délinquants » avant que l’hémorragie ne se répercute dans les autres Centres hospitaliers.

Aux yeux même de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce droit est maintenu en temps de pandémie : « Toutes les femmes enceintes, y compris celles dont l’infection par le virus de la COVID-19 est confirmée ou soupçonnée, ont droit à des soins de qualité avant, pendant et après l’accouchement… Pour une expérience positive et sans risque de l’accouchement, elles peuvent être accompagnées par la personne de leur choix pendant l’accouchement. »

En avril 1977, j’ai eu l’extrême privilège de pouvoir assister à la naissance de ma deuxième fille dans un hôpital de Québec, et d’assister mon épouse en lui tenant la main dans le but de la sécuriser un peu. Et, lorsque le bébé s’est finalement montré, je vous avoue que je me sentais bien petit devant le miracle de la nature qui se manifestait devant moi… Une expérience que je n’oublierai jamais!

Henri Marineau, Québec

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