Sections

Un centre de femmes, à quoi ça sert?

Publié le 24 octobre 2017

Tribune libre (Photo TC Media - Archives)

La 15e journée nationale  des centres de femmes s’inscrit sous le thème : Un centre de femmes, à quoi ça sert ? , non ce n’est pas une maison d’hébergement. C’est un lieu ouvert à toutes les femmes qui veulent briser leur isolement, qui vivent ou non de la violence, qui ont envie d’échanger avec d’autres femmes sur différents sujets, qui veulent s’impliquer pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.

C’est un lieu où les femmes se retrouvent entre elles pour s’informer et réfléchir à des aspects de leurs vies qu’elles désirent améliorer. Elles le font avec beaucoup d’ouverture, de tolérance et de confiance envers l’autre, heureuses souvent de réaliser qu’elles ne sont pas seules à vivre cette situation. Ce sont des témoignages touchants, vibrants, entendus lors d’une écoute, d’un café-rencontre ou d’une démarche de groupe. Peu importe le chemin parcouru ou restant à parcourir, notre approche féministe, dans un rapport égalitaire, permet aux femmes d’acquérir des outils de prise en charge, de dévictimisation dans les cas de violence ou autre.

Après s’être mobilisées dans un premier temps sur le plan individuel, elles peuvent par la suite s’impliquer dans un comité au sein de notre organisme en participant à différents comités  ou ailleurs dans un pan de la société. Elles rejoignent ainsi un aspect collectif de l’amélioration de la condition féminine, devenant elles-mêmes des « boîtes à outils », des  « messagères » rejaillissant sur leur propre entourage.

Les centres de femmes font partie d’un vaste réseau d’une centaine de centres à travers toute la province : L’R des centres de femmes du Québec.  Nous sommes aussi membres d’autres regroupements  où ensemble nous réfléchissons aux enjeux des groupes de femmes et des organismes communautaires, enjeux qui s’inscrivent dans la mouvance d’une société teintée de politiques d’austérité et de ses conséquences inévitables sur la vie des femmes.

À l’ère du mouvement # moi aussi/me too, le silence n’est plus à l’ordre du jour et cette parole des femmes que nous accueillons depuis toujours nous semble plus pertinente que jamais.

Hélène Falardeau, intervenante sociale
Centre des femmes de la Basse-Ville