Tribune Libre
15:29 13 février 2020 | mise à jour le: 13 février 2020 à 15:30 temps de lecture: 2 minutes

La Loi 40 au banc des accusés

La Loi 40 au banc des accusés

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la Loi 40 modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires suscite de nombreuses frustrations, notamment auprès des commissaires et des maires des municipalités.

Du côté des commissaires, comme si ce n’était pas assez d’avoir assisté illico à l’abolition de leur poste, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, leur demande de demeurer disponibles pour « faire de sa réforme une réussite » et les invite à « collaborer » avec les directeurs généraux des commissions scolaires qui ont pour tâche de piloter cette période de transition jusqu’au 15 juin.

En ce qui a trait aux municipalités, un amendement de dernière minute les force à donner des terrains gratuitement aux nouveaux centres de services scolaires, en échange de quoi elles pourront utiliser les gymnases des écoles et profiter des taxes municipales que générera un « éventuel » développement résidentiel autour de l’école.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement Legault précipite l’adoption de projets de loi, comme s’il se retrouvait continuellement dans une situation d’urgence. Et s’ajoute à cela bien souvent des ajouts ou des modifications qui ont l’heur de créer des frustrations auprès des personnes qui sont malheureusement souvent placées devant le fait accompli.

Une attitude pour le moins cavalière, voire méprisante, qui dénote une lacune évidente eu égard au nécessaire processus de consultation sérieusement entaché par une démarche qui place l’urgence continuellement comme une priorité absolue.

Henri Marineau, Québec

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Commentaires 2

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  • Denis Beaulé

    Comme vous dites… « On » commence par donner des claques sur la gueule et coups de pied au derrière; puis, ensuite, demande-t-on de collaborer ‘gentiment’… Plus ironique ou cynique, tu meurs.

    Lorsque l’Histoire, dans 15, 20, 30 ans, fera retour sur les divers gouvernements québécois ayant ‘sévi’ au cours du dernier siècle, conviendra-t-on, unanimement, que celui-ci aura été le pire. D’haut en bas.

    Non, mais « ça s’peut pas ? ! », comme s’exclamait, en commission, découragée, la députée de Sherbrooke.

    Il suffit d’avoir regardécouté, hier, le sous-ministre, en même lieu, et comparer. Comparer entre l’aplomb et l’à-propos de ses dits à lui et ceux du ministre antérieurement là même. Un monde de différence! De l’insignifiance-incompétence-ignorance ministérielle, à la connaissance-compétence-sagesse sous-ministérielle.

    En un mot, les interventions du ministre s’avéraient, là, la plupart du temps, insupportables. D’où peut-être…

    D’où, peut-être, là même LA Raison principale pour laquelle il fallait, ‘de toute urgence’, mettre fin à « cela » ?…

    En tout cas, hier, également, sera advenue ce que d’aucun.e.s qualifient de candidature d’un « joker » au leadership du PQ. Eh bien, il aura beau « joker » tant qu’il voudra ou pourra, celui-là; jamais ne parviendra-t-il à ‘surpasser’ ou déclasser, à ce titre, l’actuel gouvernement-‘joke’; fort habile aussi à ‘choker’ ainsi qu’à choquer, bien sûr, également, évidemment; comme il n’a pas eu à se forcer bien bien pour le faire à l’égard des CS, des municipalités, de parents, d’enseignant.e.s, etc., etc., etc.

    GOUVERNEMENT-‘joke’ ? PM-‘joke’ ? Constatez.
    Ces derniers jours seulement, à nouveau, le PM sera parvenu, encore, à verser dans l’inintelligence pure, totale. En essayant de se moquer des oppositions, il a comparé l’incomparable, en disant que le PQ et le PLQ avaient, eux, effectué des dizaines et dizaines de bâillons. Or, lorsqu’on fait la comparaison intelligemment, correctement, on constate, plutôt, qu’une fois fait ce qui doit l’être, l’élémentaire règle de trois, jamais aucun gouvernement antérieur n’aura recouru au bâillon jusqu’à une demi-douzaine de fois l’an, comme a entrepris de le faire, déjà, la CAQ.

    Second exemple d’inintelligence. Le PM répond, pour barber la chef de la seconde opposition, qu’un vrai leader c’est quelqu’un qui écoute les citoyens, la population; au sens de qqn qui leur obéit, les suit… Pas « fort », ça non plus. Puisqu’à l’évidence, un.e (vrai.e) leader est, plutôt, tout l’inverse de cela. Quelqu’un.e parlant et se comportant de telle sorte que ce sont les citoyen.ne.s, la population, au contraire, qui, impressionné.e.s, inclinent à le/la suivre, lui ou elle.

    Enfin, serait-ce « mieux » côté ministres « ordinaires » ? Constatez à nouveau.
    Il y a une semaine aujourd’hui exactement, le ministre député de La Peltrie s’est lancé en une l o n g u e interminable tirade-harangue (d’une bonne heure – mauvaise à entendre) au cours de laquelle il n’a pas manqué de s’y laisser aller à ses habituelles pitoyables pitreries. Telle celle-ci. Afin d’illustrer comment l’Adversaire serait infréquentable ou pas ‘endurable’, il donne en exemple le cas d’une demi-heure, « complète », qu’aurait fait passer l’Opposition sur la critique d’UN seul mot en l’un des articles de PL 40 : « peut » au lieu de « doit ». Scandalisé, lui, qu’on ait pu insister à ce point, si l o n g u e m e n t, sans ‘raison’, pour UN mot. Par où ce député se sera-t-il trouvé, au lieu d’illustrer ainsi l’insanité ou impropriété de l’Opposition, à démontrer que LUI n’a pas d’affaire là, en ces lieux, législatifs; qu’il n’y est résolument pas à sa place, lui non plus; du fait que c’est là la toute première chose à savoir judicieusement différencier, législativement : ce que doit de ce que peut (faire).

  • Denis Létourneau

    Bonsoir , il m’apparait tellement FACILE de dénigrer et refuser le moindre changement dans nos politiques ainsi que dans les modalités de gestion de nos ORGANISMES PUBLICS que défraient les lourds impôts et taxes de chaque citoyen. Il y a un élément que même les journalistes les plus chevronnés et certains autres «pas tout à fait neutres ni objectifs» ne mentionnent quasiment jamais : chaque personne en poste avant les modifications annoncées défend en tout premier lieu sa pitance, son emploi et encore plus son revenu, peu importe les dérives de la pensée, de la logique et des arguments avancés. Est-ce cela qui s’appelle : «crier aux loups sans raison justifiable.» ? Dans quel drôle d’univers des humains vivons-nous ? Parfois, souvent, tellement déplorable !