Tribune Libre
15:16 29 décembre 2019

La loi 21, un événement politique marquant en 2019  

La loi 21, un événement politique marquant en 2019   

Force est de constater que les réactions, parfois vives et émotives, autour de la Loi sur la laïcité de l’État, autant de l’Assemblée nationale que de la population en général, auront monopolisé l’ensemble des tribunes médiatiques, y compris et surtout les médias sociaux, pendant une bonne partie de cette session parlementaire.

Comme il fallait s’y attendre, cette loi, qualifiée de « modérée » par le premier ministre François Legault, n’a pas eu l’heur d’avoir le même effet chez les personnes de communauté musulmane qui y ont perçu un obstacle flagrant contre l’exercice de leurs droits individuels, et cela même si l’interdiction de signes religieux sur les lieux de travail ne touchent que certains travailleurs en ligne d’autorité.

L’un après l’autre, les groupes s’opposant à la loi 21 sont venus exprimer leurs doléances en commission parlementaire sans que cela ne fasse broncher d’un iota le gouvernement Legault qui a finalement adopté le projet de loi sous bâillon, le premier ministre évoquant, entre autres, que la grande majorité des Québécois appuyaient cette loi.

Une saga qui est loin d’être terminée, la loi 21 étant déjà contestée devant les tribunaux par la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) et risquant de se retrouver éventuellement devant la cour Suprême du Canada, là où le débat tournera, à mon sens, autour des juridictions provinciales ou fédérales visées par la loi 21, notamment la dichotomie entre les droits collectifs et les droits individuels… Un dossier chaud à suivre en 2020!

Henri Marineau, Québec

Commentaires 1

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  • Denis Beaulé

    Oh oui, événement plus que marquant; qui va laisser des ‘marques’…

    Bref…

    Une nation, un État, une collectivité ont certes la prérogative ou le droit de légiférer. Y compris à propos de (du) religieux. Sauf que…

    Incombe à tout État, toute nation, toute collectivité ou tout gouvernement de le faire ‘proprement’, le cas échéant, avec respect. De manière ‘fair’, en un mot, équitablement.

    Or, c’est là, justement, ce qui n’a PAS été fait relativement à la loi sur la laïcité, Québec ‘way’. Ç’a été fait de façon ‘sauvage’, brutale, ‘mal élevée’. À coups de pieds (dans les ‘parties’).

    Aucun doute que l’Histoire se chargera d’en montrer, rétrospectivement, tout l’ignominieux.

    Savoir que, premièrement, quand tu manques déjà d’enseignantes pour tes enfants, quand de tes enfants souffrent déjà, ‘cruellement’, de pénurie enseignante; tu ne t’empresses pas de leur couper les vivres plus encore et ce rétroactivement de surcroît, si t’as du coeur le moindrement. Puis…

    Si t’as « de la tête » aussi, si t’es pas dépourvu d’intelligence et de bon sens, ben, t’es pas bête, t’agis pas bêtement. Comme ç’a été fait, tout à fait inéconologiquement, en fermant la porte au nez et sur les pieds d’étudiantes finissantes ou en voie de finir, prêtes ou sous peu prêtes, formées, aptes et compétentes, pour lesquelles l’État même a inve$ti à grands frais.

    Enfin, oui, certes, pour ce qui est des (aspirantes) enseignantes mêmes, ce n’est pas la catastrophe, considérant qu’ELLES peuvent toujours se réacheminer au privé, sans avoir à changer de ‘vocation’. Par contre, eu égard aux élèves du secteur public, où c’est là qu’il y a le plus de problèmes et où c’est là qu’une loi dont la mise en vigueur s’est faite ‘sauvagement’ ; eh bien, là, oui, c’est la catastrophe. C’est indécent, honteux, odieux, en sus d’être bête et insensé. Au possible.