Tribune Libre
15:15 29 décembre 2019

En rétrospective, décès de la fillette de Granby

En rétrospective, décès de la fillette de Granby

L’histoire bouleversante de la fillette de 7 ans de Granby ayant subi de nombreux sévices au cours de sa courte vie a bouleversé le Québec. Elle a été découverte ligotée dans un état critique à l’intérieur de la résidence familiale le 29 avril avant de succomber à ses blessures le lendemain.

« Le filet de protection sociale n’aura pas été suffisamment efficace pour prévenir le décès de cette enfant et une succession d’événements qui n’auraient pas dû se produire l’ont placée dans une situation à haut risque avant son décès », stipule le rapport de l’enquête interne déclenchée dans les jours qui ont suivi le décès de la fillette.

Du côté du président et directeur général du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Stéphane Tremblay, « notre système a failli à plusieurs reprises parce que nos intervenants n’ont pas été à même d’utiliser les bonnes pratiques […] afin d’assurer la meilleure décision possible et d’aviser un partenaire qui aurait pu intervenir d’une différente façon ».

Une fillette de 7 ans est morte dans des circonstances bouleversantes et nébuleuses. Une enquête révèle que ce n’est ni une personne ni un service en particulier qui peut être blâmé dans la mort de l’enfant martyre de Granby, mais bien tout un système. La fillette aurait donc été victime d’un « système défaillant ». Autrement dit, l’imputabilité de cette mort atroce d’une fillette de 7 ans, sans nom et sans visage, n’incombe à aucun intervenant. Nous voguons en plein obscurantisme… Tout simplement pathétique!

 

Henri Marineau, Québec

 

 

 

 

Commentaires 1

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  • Denis Beaulé

    Mais encore? Ne voit-on un peu comment ce genre d’événement sans bon sens aucun peut se reproduire, de siècle en siècle. Constatez vous-même :

    S’agissait d’y penser, hein, que cette année-ci, où sera advenue une autre petite Aurore enfant martyre, serait la ‘bonne année’ pour s’adonner à plus de maltraitance encore d’enfants, et ce, de la part du gouvernement même, pour commencer, va de soi.

    En effet se sera-t-il écoulé un mois et demi à peine, entre la tristissime nouvelle ayant trait à l’atroce fin de CMR, et l’adoption, dans l’ultra-‘FIERTÉ’!, d’une loi ayant pour effet d’ignorer sciemment et délibérément, méchamment et malignement, la détresse d’enfants en manque criant d’enseignante(s); en y ‘ajoutant’ davantage encore, i.e. en privant davantage encore ceux-là de celle(s)-ci. Fallait l’faire. Fallait y penser, n’est-ce pas? C’pas tout l’monde qui eût eu l’goût de faire ‘ça’. La CAQ, Legaut, elle, lui, oui.

    Du monde pas comme tout le monde, ça, ces PM, v.-PM et SJB. Pas facile, en effet, d’être capable, tout le monde en même temps, de faire preuve, tou.te.s à la fois, d’une même insensibilité, inhumanité ou/et inintelligence éconologique. Or, eux, elle, y seront parvenu.e.s. Tou.te.s, cette même année. À l’égard de femmes et d’enfants plus particulièrement. Lequel.le.s, on le sait, ont moins de ‘défense’. Ainsi que moins de… défenseurs.

    Ça prenait un gouvernement caquiste-legaultien aussi pour s’engager, comme ç’a été fait, en ce genre d’«opération» comme il n’y en avait jamais eu au pays du Québec: légiférer à propos de religieux*. Mais quel(s) «héros»!, va. A fortiori, lorsqu’on constate qu’il aura fallu suspendre ou supprimer des droits et libertés, à la douzaine, pour mettre un terme ou restreindre, tant soit peu, de… l’inoffensif ou quelque chose qui en véréalité incarnait pour notre société un apport plus positif que négatif.

    * C’est ce dont a véhémentement témoigné un hyper-Grand, il y a sept ans, relativement à ce que projetait de faire le gouvernement péquiste à ce propos; quatre ans plus tôt, pourtant, il avait déchanté non moins profondément suite à la publication d’un éminent étoffé rapport officiel d’autres Grands, dont il avait alors dit qu’ils « ne compren[ai]ent pas la vie ».