Tribune Libre
15:18 27 décembre 2019

La reconnaissance envers les enseignants, cette grande absente

La reconnaissance envers les enseignants, cette grande absente

Ce n’est pas d’hier que nous entendons fréquemment certains commentaires mettant l’accent sur la situation « privilégiée » des enseignantes et des enseignants choyés de pouvoir bénéficier de deux mois de vacances estivales, d’une semaine de relâche et de deux semaines de vacances durant la période des Fêtes.

Or, derrière ce scénario en apparence idéal, se cachent des heures et des heures de corrections et de préparations de cours qui se font souvent à l’école, notamment au primaire, où les enseignantes élaborent leur plan de cours en équipe. C’est sans compter les nombreuses réunions de l’équipe-école qui se tiennent après les heures régulières.

De plus, l’arrivée de plus en plus massive d’élèves en difficulté d’apprentissage et/ou de comportement alliée à la pénurie de spécialistes, et l’augmentation croissante du nombre d’élèves par groupe, ajoutent à la complexité de la tâche d’enseignant. Or, malgré ces embûches vécues au quotidien, la profession d’enseignant demeure mal perçue par une bonne partie de la population.

De toute évidence, force est de constater que la « vocation » d’enseignant souffre d’une carence ancrée dans les mœurs de la société québécoise eu égard à la reconnaissance à laquelle elle a pleinement droit… Et pourtant, n’est-ce pas aux enseignantes et aux enseignants qu’incombe l’énorme responsabilité de former les hommes et les femmes québécois de demain?

 

Henri Marineau, Québec

Commentaires 1

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  • Sandie Lessard

    Nous devons nous poser la question à savoir quelle place tient l’éducation dans notre société. Est-elle prioritaire? Si tel est le cas, ne devrions-nous pas nous intéresser aux conditions de travail de nos enseignements qui sont la base de notre système éducatif? Le salaire est un incitatif important. Les conditions de travail sont encore plus importantes. L’école n’est pas une PME où on doit contrôler la productivité, c’est un milieu d’apprentissage de la vie et de ses valeurs. C’est là que nos enfants apprennent les bases de la vie en société. N’a-t-on rien de mieux à leur offrir que des écoles en ruine, tenues à bout de bras par des professeurs à bout de souffle à qui on demande toujours plus d’efforts?