Tribune Libre
10:14 25 novembre 2019

François Paradis déborde de son mandat

François Paradis déborde de son mandat

L’un des mandats prioritaires du président de l’Assemblée nationale est de faire régner l’ordre au Salon bleu. Or, après que la demande de la députée libérale de Westmount-Saint-Louis, Jennifer Maccarone, elle-même mère de deux adolescents autistes, de tenir deux jours de consultations sur les services offerts aux personnes autistes, notamment lorsqu’elles atteignent l’âge de la majorité, eut été refusée par le premier ministre alléguant qu’« il y a beaucoup, actuellement, de travail qui n’avance pas dans les commissions parlementaires », le leader parlementaire de l’opposition officielle, Marc Tanguay, a littéralement bondi de son siège et dénoncé les « propos blessants » prononcés par M. Legault. Le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, l’a alors interrompu pour le sommer de se rasseoir, ce que M. Tanguay a refusé de faire.

Depuis le début de son mandat, François Paradis semble souvent irrité par les nombreux appels au règlement de M. Jolin-Barrette et de M. Tanguay qui ont l’heur d’exacerber sa patience. De plus, et ce n’est pas banal, le président a pris la fâcheuse habitude de balayer les appels au règlement avec des leçons sur le respect, une attitude qui agace plusieurs députés.

À mon sens, François Paradis déborde de son mandat lorsqu’il se met à palabrer sur la notion de respect, particulièrement lorsque son émotivité prend le dessus. À cet effet, je suis plutôt d’avis que le président doit demeurer stoïque au cours des débats, et appliquer comme il se doit le règlement dans le calme et la dignité que lui impose son statut protocolaire.

Henri Marineau, Québec

Commentaires 1

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  • Denis Beaulé

    Il y a pire, infiniment, que le président en cette Assemblée nationale, depuis un an: le leader parlementaire gouvernemental. Mais quel ‘spécimen’!

    Cela ne fait pas même quinze jours qu’il a dû manifester grande contrition et ferme propos, qu’il en remet à son dossier déjà vraiment pas glorieux.

    On a vu, n’est-ce pas, ce que peut être ajouter l’injure à l’insulte ou l’infâme à l’ignominieux, quand, semaine passée, il a cru avisé, imaginez, de rentrer lui aussi dans la mêlée (avec un «sors-le!»); alors que le strict minimum, élémentaire, qui eût dû être fait aurait été justement d’au moins ne pas en rajouter.

    De quoi a-ce l’air, en effet, au plan sociopolitique le moindrement sensible, humain, qu’après la rebuffade du PM, son bras droit se trouve à venir en r’mettre à son tour, en montrant se ficher éperdument de l’éplorée en face, en suggérenjoignant — (sur mode tutoiement de surcroît) — au président de mettre à la porte celui qui se portait à la défense de sa requête?

    Désolé, mais ce gars-là semble inamendable. Inextirpablement. Il ne sait résolument pas vivre. Et c’est pas vrai qu’il serait désireux ou capable de l’apprendre. Des gens comme ça, il n’y a qu’une solution, les remplacer.

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