Tribune Libre
15:10 26 septembre 2019

Mission impossible

Mission impossible

La pression soutenue depuis des semaines a finalement eu raison de la présidente démocrate de la chambre basse, Nancy Pelosi, dans l’épineux dossier de la procédure de destitution contre le président américain Donald J. Trump.

À partir de maintenant, la Chambre, à majorité démocrate, sera chargée de mener la procédure de mise en accusation. Si celle-ci aboutit, le Sénat, contrôlé par les républicains, qui restent en majorité fidèles à Donald Trump, devra conduire le « procès » du président, conclu par un verdict de culpabilité ou non.

Toute cette affaire a éclaté lorsqu’un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement américains, a fait en août un signalement à sa hiérarchie concernant une conversation téléphonique de Donald Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans laquelle les démocrates soupçonnent M. Trump d’avoir poussé, en mettant dans la balance une aide militaire destinée à l’Ukraine, son homologue ukrainien à enquêter sur Joe Biden et son fils, Hunter, ce dernier ayant travaillé pour un groupe gazier ukrainien à partir de 2014, lorsque son père était vice-président.

Seuls deux présidents américains ont été mis en accusation dans l’Histoire : les démocrates Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton, poursuivi pour « parjure » en 1998 après sa liaison avec la stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky. Dans les deux cas, la destitution a été rejetée. En réalité, jamais un président n’a été destitué aux États-Unis… et je suis d’avis que Donald Trump perpétuera la « tradition ». Pour tout dire, il semble peu probable, voire impossible, que suffisamment de sénateurs républicains se retournent contre le président.

Henri Marineau, Québec

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