Tribune Libre
11:11 8 août 2019

Le «quoi» avant le «qui»

Le «quoi» avant le «qui»

La nouvelle a été confirmée. Véronique Hivon ne sera pas candidate à la chefferie du Parti québécois (PQ). «Je vis le moment où ma famille a le plus besoin de moi depuis que je suis en politique et où j’ai le plus besoin d’être là pour elle», a-t-elle écrit dans un message publié sur Facebook.

Indépendamment des motifs d’ordre familial que je respecte amplement, j’aimerais revenir sur quelques arguments évoqués par la députée de Joliette, eu égard à la situation actuelle du PQ, notamment les réflexions qui ont cours actuellement sur les motifs relatifs à la déconfiture du parti lors du dernier scrutin.

L’une des causes provient, selon Mme Hivon, du fait que le PQ s’est peu à peu distancé de sa base électorale depuis quelques années, un constat qui a conduit inévitablement à un désintérêt des militants envers le parti et, par ricochet, envers la cause indépendantiste du Québec, d’où l’essentielle reconnexion avec la base militante du PQ.

En second lieu, la députée s’interroge sur l’idée ancrée au PQ qu’il faut à tout prix rechercher un « sauveur » pour mener au pouvoir le parti. À cet effet, Mme Hivon croit fermement qu’au congrès extraordinaire qui doit se tenir en novembre, l’emphase doit être mise sur le « quoi » avant le « qui »… une démarche qui, à mon sens, ne peut que susciter la remobilisation essentielle des militants.

 

Henri Marineau, Québec

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