Quebec Hebdo
13:26 17 mai 2019

Projet de loi 21 : Place aux débats!

Projet de loi 21 : Place aux débats!

Selon le dernier sondage rendu public le 8 mai 2019 par l’Institut Angus Reid, la majorité des Québécois (64%) continuaient d’appuyer le projet de loi 21 sur la laïcité du gouvernement Legault. Par ailleurs, les travaux de la Commission parlementaire sur le projet de loi sur la laïcité du Québec ont pris fin.

Si on se fie aux nombreuses interventions du ministre Simon Jolin-Barrette eu égard à l’interdiction des signes religieux ostentatoires par les employés de l’État exerçant un pouvoir d’autorité, y compris les enseignants le les directions d’écoles, il m’apparaît évident que le gouvernement caquiste n’a pas l’intention de faire de compromis substantiel à cet effet.

Parmi les témoignages entendus lors de la Commission, nul doute que ceux de Gérard Bouchard et de Guy Rocher serviront d’argumentaires aux députés pour appuyer leur position en faveur ou non du projet de loi 21.

Toutefois, en terme d’acceptabilité sociale, François Legault dispose, il faut bien l’avouer, d’une pierre d’assise confortable sur laquelle il peut appuyer ses intentions de faire adopter son projet de loi. La balle est maintenant entre les mains de élus de l’Assemblée nationale… Place aux débats!

Henri Marineau
Québec Qc

Commentaires 1

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  • Denis Beaulé

    Soyons positifs, constructifs. Il y a moyen de se tirer de là à l’amiable. Sans perdant(s). En voici une façon. Taylor et Bouchard avaient désigné quelques catégories comme pouvant se voir interdire le port de « signes ». Or, cette «permission», loin d’être une invitation à aller plus loin en ce sens, n’était qu’une concession. Voilà pourquoi, si l’on dit vouloir s’en inspirer, il faudrait tendre à réduire les interdits plutôt qu’à les accroître. N’eut été l’ajout des enseignant.e.s comme groupe ciblé pour interdiction, le projet serait passé sans peine. Voilà pourquoi (bis) si vraiment l’on escompte venir à bout de la chose sans susciter d’aigreur ou d’animosité c’est à ce niveau qu’il faudra faire quelques ajustements (d’accommodements, d’amendements, compromis).
    Un minimum de bonne foi ou bonne volonté rendent fort envisageable de lâcher du lest là où l’on en a déjà… lâché, i.e. autour de l’introduction d’une clause dite grand-père. Il suffirait en effet qu’on abolisse l’intention de renvoyer toute personne qui, porteuse de signe actuellement, changerait de poste, de fonction ou d’institution dans le réseau (ce qui serait « cheap » pas à peu près…); et d’autre part qu’on renonce également à exclure de l’embauche future toute personne aussi porteuse de ‘signe’ mais qui était déjà aux études en vue d’enseigner au moment du dépôt du projet de loi.
    Vous voyez. Ce ne serait pas la fin du monde. Le projet d’en venir, ultimement, à l’élimination de tous « signes » considérés religieux à la longue se verrait préservé. Sauf qu’en donnant du temps au temps pour digérer cela ou pour s’y préparer, on éviterait un « high » de toutes ces tensions en cours et susceptibles de croître encore… On ne voit pas mais vraiment pas quel pourrait être l’avantage d’exacerber ou de laisser s’exacerber tensions sur tensions, lorsqu’on peut les éviter. Lorsqu’il existe un «truc» tel celui ici décrit permettant à tous et toutes d’éviter d’y perdre. Définitivement. Ou trop (gros) tout d’un coup. Espérons qu’il y aura quelque chose convivial concluant ce genre d’épopée auquel on n’est guère habitué au pays du Québec.