Tribune Libre
09:15 7 avril 2018 | mise à jour le: 7 avril 2018 à 09:15 temps de lecture: 2 minutes

La Bolduc, fidèle à son époque

En lisant le billet de Sophie Durocher du 6 avril dans Le Journal de Québec eu égard au film québécois La Bolduc, j’avoue avoir ressenti un certain malaise devant quelques arguments qui me semblent pour le moins inadéquats.

Tribune libre.

(Illustration TC Media – Archives)

D’entrée de jeu, le fait de comparer la Bolduc à des personnages « plus grands que nature » tels Maurice Richard et Louis Cyr tient de la pure fiction, Mme Bolduc ayant fait carrière sur la scène en tant qu’artiste évoluant dans les années ’40 alors que les deux autres personnages possédaient, chacun à sa façon, un pouvoir d’attraction hors de l’ordinaire qui rayonne encore aujourd’hui.

Autre point de vue qui m’a dérangé, cet argumentaire à l’effet que « c’est vraiment le cinéma de grand-papa », faisant allusion à la scène où la Bolduc pousse « de gros soupirs devant sa robe de mariée » pour exprimer sa déception devant sa vie de couple. Une réaction tout à fait « normale » pour une époque où le mariage revêtait un caractère sacré.

Enfin, j’ai beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi Mme Durocher consacre un long paragraphe sur ce qu’elle qualifie de « cinéma traditionnel » en affirmant que « c’est réalisé comme si depuis 20 ans on n’avait pas évolué dans notre façon de raconter des histoires », tout en comparant du même souffle La Bolduc à « la moindre série télé (qui) nous épate avec ses prouesses de réalisation, quand les salles de cinéma sont remplies de jeunes réalisateurs qui réinventent l’écriture dramatique ». Pourtant, à mes yeux, la réalisation et le scénario respectent en tout point une Bolduc fidèle à son époque pour le plus grand bien de sa crédibilité… La Bolduc, un film à voir avec un regard historique.

Henri Marineau, Québec

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