Tribune Libre
10:39 5 mai 2017 | mise à jour le: 5 mai 2017 à 10:39 temps de lecture: 2 minutes

Tribune libre: Mâchurer doit aboutir

OPINION. Si l’on se fie au ton déterminé du grand patron de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, l’enquête Mâchurer, lancée en 2013 et qui porte notamment sur le financement politique et l’octroi de contrats publics, connaîtra indubitablement son dénouement : « Soyez certains que je vais me rendre au bout de cette enquête […] et on va le déposer au DPCP, j’en suis convaincu ».

C’est du moins ce qu’a affirmé M. Lafrenière lors de son témoignage livré devant la commission de la sécurité publique de l’Assemblée nationale. Nonobstant cette déclaration ferme du patron de l’UPAC, force est de constater que les circonstances ayant conduit à sa nomination par le gouvernement Charest en 2011 et à sa reconduction par Philippe Couillard portent sérieusement ombrage à la crédibilité de M. Lafrenière qui a une pente ardue à remonter en ce sens.

Dans un autre ordre d’idée, le grand patron de l’UPAC s’est fait rassurant en démentant catégoriquement que les élus bénéficient d’un traitement spécial auprès de son corps de police. « Il n’y en a pas d’immunité pour personne », a-t-il assuré. Il soutient même que l’UPAC considère comme un « facteur aggravant » le fait qu’une personne visée par des allégations soit un élu, municipal ou provincial. « Il faut tout de suite s’en occuper. »

À mon avis, je crois que Robert Lafrenière a le plein contrôle sur les effectifs de sa force policière et a su le démontrer aux députés de la commission de la sécurité publique de l’Assemblée nationale. L’enquête Mâchurer se doit d’aboutir pour le plus grand bien de l’appareil judiciaire du Québec qui en a grandement besoin pour retrouver ses lettres de noblesse.

Henri Marineau, Québec

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