Tribune Libre
10:31 30 juin 2017 | mise à jour le: 30 juin 2017 à 10:31 Temps de lecture: 3 minutes

Plaidoyer pour la complémentarité des sexes

Depuis que le monde est monde, l’homme a toujours occupé l’avant-scène à tel point que le substantif «homme» en est arrivé à désigner l’humanité entière, tous sexes confondus.

Tribune libre (Photo TC Media – Archives)

Depuis Adam jusqu’à Bouddha en passant par Jésus et Mahomet, l’homme a incarné la lumière, le jour, le dieu, le sauveur. Le monde contemporain a perpétué cette croyance. Ainsi Neil Armstrong a été le premier homme à mettre le pied sur la Lune. Bien avant lui, Charles Lindbergh a traversé l’Atlantique en avion et Christophe Colomb a découvert l’Amérique. La rubrique des noms propres, dans les dictionnaires, regorge de personnages masculins.

Il a fallu attendre au 20ième siècle pour accorder le droit de vote aux femmes! Encore aujourd’hui, certaines civilisations accordent bien peu d’importance aux femmes. Ici en Amérique, le mouvement féministe allait contribuer à placer la femme à l’avant-plan de l’actualité. Des femmes osaient dire tout haut ce que plusieurs pensaient depuis des siècles : «Messieurs, nous faisons partie nous aussi de la société au même titre que vous!»

Voilà! L’idée était lancée! Dorénavant, les femmes étaient «égales» aux hommes! Partant de ce principe d’égalité, les femmes se mirent à agir «comme les hommes», «égalité» étant spontanément associée à «similarité»! Peu à peu, la femme gravit les échelons sociaux et fut appelée à gérer des postes de première ligne «à la manière des hommes». Au lieu de mettre à profit leurs différences par rapport aux hommes, «complémentarité» qui aurait été beaucoup plus bénéfique pour la société, le féminisme n’a fait que déplacer le problème! En bout de ligne, quoique dirigée en partie par des femmes, la société est restée la même. La société conçue par des hommes avait privilégié la compétition entre eux. Une société dirigée par des hommes et des femmes en arriva petit à petit à favoriser la compétition, cette fois entre hommes et femmes.

Face à tous ces bouleversements qui ont conduit à des débats malheureusement souvent stériles, il m’apparaît que l’heure est venue où la compétition hommes-femmes et ce, dans toutes les sphères de la société, particulièrement sur le marché du travail, cède sa place à une saine complémentarité mettant en lumière les qualités particulières des deux sexes et contribuant enfin à des relations plus harmonieuses entre les hommes et les femmes!

Henri Marineau

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