Opinion
10:54 27 juin 2021 | mise à jour le: 27 juin 2021 à 10:54 Temps de lecture: 2 minutes

Tribune libre: l’anglais, langue de prestige dans les thèses de doctorat

Tribune libre: l’anglais, langue de prestige dans les thèses de doctorat

OPINION. En 2006, les thèses de doctorat réalisées en anglais dans les établissements francophones représentaient autour de 15 %. En 2019, cette proportion avait presque doublé. Pour les mémoires de maîtrise, une légère hausse est observée pour la même période, pour atteindre 10 % en 2019.

La raison de ce phénomène? La course au prestige international qui s’est accélérée particulièrement dans le domaine scientifique, croit Vincent Larivière, professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal.

C’est dans les sciences pures que la très grande majorité des thèses de doctorat sont rédigées en anglais. À titre d’exemples, en 2019, l’École de technologie supérieure atteignait 72 % des thèses en anglais et HEC Montréal, 80 %.

La production scientifique fait partie de la culture d’un peuple au même titre que le cinéma et la musique La rédaction de thèses de doctorat en anglais est inquiétante. Si les populations locales n’ont pas accès à des résultats de recherche parce qu’elles ne lisent pas la langue, cela représente un frein à la diffusion des connaissances

Dans ces circonstances, peut-être serait-il opportun que les thèses rédigées par des étudiants francophones soient obligatoirement rédigées en français au Québec… C’est une simple question d’équité envers notre langue nationale!

par Henri Marineau

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