Opinion
13:55 10 avril 2021 | mise à jour le: 12 avril 2021 à 12:33 temps de lecture: 2 minutes

Le prince consort s’est éteint

Le prince consort s’est éteint

D’entrée de jeu, je voudrais mettre les choses au clair : je ne suis pas un adepte vendu à la monarchie britannique. Toutefois, je dois admettre que les reportages que j’ai regardés depuis la mort du prince Philip ont suscité chez moi une certaine admiration pour l’homme qu’il était.

Passer plus de 70 ans à marcher à deux pas derrière la reine, son épouse, tout en gardant sa dignité représente déjà tout un exploit. Toujours droit comme un chêne, l’allure fière et le sourire aux lèvres, le charisme de Philip envoûtait les spectateurs qui assistaient aux milliers de défilé auxquels il a participé durant  son règne.

Il a toujours été considéré comme « la force » et « le roc » de la reine au règne le plus long pendant près de huit décennies en plus d’avoir été son confident, voire même son conseiller. Volontiers ironique et peu protocolaire, le duc d’Édimbourg était réputé pour commettre des impairs lors des rencontres officielles sans entacher la sympathie naturelle qu’il dégageait.

Malgré tout, la reine ne lui a jamais tenu rigueur de ses écarts de langage. Pas plus d’ailleurs que ses sujets, reconnaissants qu’il apporte un peu de légèreté dans une monarchie aseptisée. Lors d’un discours au Conseil général britannique de la médecine dentaire, en 1960, il dira à propos de cette fâcheuse tendance à commettre des gaffes : « La dentopédologie est l’art d’ouvrir sa bouche et d’y mettre son pied. Je l’exerce depuis des années ».

Avec la mort du prince consort, c’est tout un pan d’histoire de la monarchie britannique qui s’éteint. Puisse-t-il léguer l’image d’un homme fier et généreux aux générations qui l’ont suivi tout au cours de sa vie auprès d’Élizabeth II!

Henri Marineau

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