Opinion
09:35 19 décembre 2020 | mise à jour le: 25 décembre 2020 à 10:17 Temps de lecture: 2 minutes

Notre système judiciaire est-il malade?

Notre système judiciaire est-il malade?

OPINION. Les jours se suivent et se ressemblent dans l’appareil judiciaire du Québec par les temps qui courent. À preuve l’acquittement de l’ancien producteur et animateur Éric Salvail durant la même semaine que celui de Gilbert Rozon.

Et, dans les deux cas, les juges n’ont pas cru les témoignages des accusés mais un doute raisonnable dans ceux des plaignants a contribué à faire pencher la balance du côté des accusés. En termes clairs, deux procès qui nous laissent pantois non seulement sur la crédibilité des plaignants et des accusés mais aussi et surtout sur les lacunes de notre système judiciaire. J’en ai pour preuve la conclusion de deux procès qui aboutissent à des acquittements en droit, mais à des versions mises en doute par les deux juges en réalité.

Mais dans quelle sorte de système judiciaire vivons-nous?  Pourquoi les avocats de la couronne et de la défense n’arrivent-ils pas à convaincre le juge de la véracité du témoignage de leur client? Pourquoi le mensonge vient-il se substituer à la vérité alors que les plaignants et les accusés ont pourtant juré de « dire toute la vérité »?

Enfin, notre système de justice est-il malade? À la limite, la notion de doute raisonnable ne contribue-t-elle pas à rendre presque impossible la condamnation de l’accusé? Ce sont là, à mon sens, des questions auxquelles des réponses doivent être apportées de la part des juristes pour la plus grande crédibilité de notre système judiciaire.

 

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Commentaires 1

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  • Denis Beaulé

    Ah, monsieur, à en rendre malade en tout cas. Ça, c’est certain. À ‘veille de Noël, on ne peut qu’avoir le coeur gros de constater ce que l’on constate eu égard à la Justice, qui différerait, incommensurablement, de la justice tout court. En cours, en Cour, à tout le moins.

    Car, voyez…

    Ainsi donc, aura-t-on trouvé d’inédits « remplaçants » sujets à accusation ou à « investigation serrée » côté agression. Ce faisant, passe-t-on d’une vaste aire d’influence à une autre; du showbiz — (Salvail / Rozon) — aux poli (politique et police [Lebel / Prud’homme]).

    Différence(s)? Que oui. Quoique, en effet, les premiers se soient ultimement vus acquittés judiciairement, tout le monde sait qu’ils ne sont pas « blancs » au chapitre. Alors que le grand chef de police, par exemple, sur qui on ne laisse de s’acharner — («on» = gouvernement) —; lui, en sa feuille de route ne trouve-t-on guère à redire eu égard au type de comportement qui lui serait reproché à grand renfort.

    Autrement dit, résumé, stupéfiant de constater qu’à de légendaires agisseurs troubles, côté agressions, s’en tirant indemnes; pourraient succéder des n’ayant fait presque rien ou pas grand-chose écopant, eux, éventuellement, de lourds, lourds châtiments.

    Plus stupéfiant encore de constater de qui émane l’accablement. En le premier cas, ç’originait de citoyen.ne.s « ordinaires »; en le dernier cas, ç’origine du gouvernement même ou (de membre) du législateur même à l’égard d’un égal – « sujet de la Reine »… Pas rien.

    Avant de se pencher sur le plus critiquable de la chose, considérons-en un aspect à peine moins navrant. Soit les relations ayant eu cours ou, plutôt, plus précisément ou probablement, ayant fait défaut d’avoir cours entre les impliqué.e.s mêmes. On a l’étrange impression que ces gens ne se sont pas parlé. Ne s’en sont pas parlé. De ce qui fait objet de plainte. Car, selon toute évidence, y aurait-il eu violence, considérée agression, verbale, de monsieur P (police) vis-à-vis Madame; qui aurait mis des années à s’en plaindre. Tout pareillement, à la stupéfaction de tout le monde, y compris, semble-t-il, du principal concerné, celui-ci aurait-il dit ou fait quelque chose, considéré agression, mais revendiqué telle également seulement des années plus tard (il n’y a que trois jours séparant les événements allégués advenus tous deux il y a trois ans).

    Question : n’aurait-il pu y avoir « arrangement », « résolution de problème », conciliation, médiation, explications, expression de désolation, excuses, pardon, ou quoi que ce fût d’autre semblable; advenant qu’on eut pris la peine de se parler, de s’en parler, d’homme à homme, i.e. d’homme à femme, d’abord, (accompagnées au besoin); au lieu de n’en rien faire et de se garrocher plutôt, exclusivement, à retardement, vers un tribunal ou des tribunaux en guise de sanction ou d’« expiation » ?

    Mais le « meilleur », au sens du pire, est ce qui aura été agi par le gouvernement même à cet égard. Car est-ce une chose qu’une personne haut placée, par un comportement donné, envoie à l’abattoir qqn non seulement à réputation ‘intacte’, irréprochable, mais aussi considéré unique, comme irremplaçable, attendu e.g. qu’il n’y aurait (eu) tellement personne d’autre de cette qualité en son domaine, qu’avait-on dû le dépêcher ailleurs en même temps que le garder en réserve pour (son) ici et l’y ramener…; et qu’ajoute-t-elle, à la légère, presqu’en rigolant, que, là, s’en va-t-elle, maintenant, voir ailleurs si elle s’y trouve. C’en est une autre (chose), tout autre, qu’un gouvernement même, après avoir laissé languir interminablement un innocent indûment « accusé » de comportement possiblement « criminel », duquel se voit-il absout complètement; que ce gouvernement, donc, assigne ensuite un comité, dont fait partie un « chum », s.v.p., de la plaignante, pour « étudier » si le monsieur innocent n’aurait pas commis par ailleurs quelque impair déontologique… Puis qu’enfin, se basant sur pareille « analyse »!, absolument invalide et non valable, pour ne pas dire loufoque, en raison de la composition du comité l’ayant faite, continue de soumettre à inhumaine torture interminable – Qqn… Eh bien…