Opinion
06:53 4 avril 2020 | mise à jour le: 6 avril 2020 à 12:43 temps de lecture: 2 minutes

Au sujet de la démondialisation

Au sujet de la démondialisation

La dépendance du Canada, et forcément du Québec, à l’approvisionnement en masques illustre clairement une situation de servitude chronique qui remet en question le phénomène de la mondialisation.

D’ailleurs, à cet effet, le premier ministre François Legault a déjà évoqué, lors d’un de ses points de presse, la possibilité d’une certaine «démondialisation» après la pandémie actuelle. «Il y a des choses qui vont avoir changé.(…) Moins d’importation, ça suppose plus de production locale», a-t-il lancé.

En d’autres termes, dans le monde dans lequel nous sommes en train d’entrer, la souveraineté industrielle deviendra une valeur fondamentale si le Québec ne veut pas continuellement être à la merci de ses fournisseurs. Il faudra cesser de s’imaginer que la planète est un grand village, et renouer avec ce principe vieux comme le monde: l’indépendance nationale.

Bien sûr, nous n’en sommes pas encore là. Toutefois, des indices crevants, telle la pénurie de masques en temps de crise, nous y conduisent inévitablement. Il est inconcevable que le gouvernement du Québec dépende de d’autres pays pour approvisionner son personnel médical en équipements indispensables à sa sécurité.

En bref, la mondialisation se transforme en cauchemar. La pandémie est en train de transformer notre monde, notamment nos pratiques commerciales… Vivement un virage vers l’indépendance nationale, il en va de notre survie, voire de notre plein épanouissement comme peuple!

Henri Marineau, Québec

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