Opinion
06:53 9 février 2020 | mise à jour le: 9 février 2020 à 10:58 temps de lecture: 2 minutes

Quatre bâillons en huit mois!

Quatre bâillons en huit mois!

De toute évidence, on ne pourra pas reprocher au gouvernement Legault de ne pas respecter ses promesses électorales. En fait foi l’adoption du projet de loi 40 sur la gouvernance scolaire qui devient le quatrième projet de loi en huit mois à être adopté sous bâillon après la loi sur la laïcité, la réforme de l’immigration et la loi sur la déréglementation des tarifs d’Hydro-Québec.

Pour justifier l’utilisation de ce scénario, François Legault évoque toujours le fait que les partis d’opposition éternisent les débats en commissions parlementaires, et qu’«à un moment donné, il faut passer à l’action». Soit!

D’autre part, je crois comprendre que, dans l’urgence d’agir pour réaliser ses promesses, le style «homme d’affaires» du premier ministre reprend souvent le dessus. En réalité, il faut bien l’admettre, gérer un gouvernement présente des différences, notamment par le nombre élevé de décideurs à l’Assemblée nationale, avec la gestion d’un Conseil d’administration d’une compagnie.

Je veux bien comprendre qu’à l’occasion certains partis veuillent profiter de la «vitrine» d’une commission parlementaire, mais je suis aussi d’avis que la plupart des députés qui y siègent sont de bonne foi… Aussi, pour le bien de la démocratie, François Legault aurait-il avantage à cultiver sa patience!

Henri Marineau, Québec

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13:24 1 avril 2019 | mise à jour le: 1 avril 2019 à 13:24 temps de lecture: 2 minutes
Un appel au calme

Commentaires 3

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  • Denis Beaulé

    Lorsque quelqu’un n’est pas à sa place…

    Vous l’évoquez bien d’ailleurs vous-même. L’aire politique et le monde business, c’est deux.

    J’ai cherché, bien en vain, à trouver un PM qui, au cours des soixante dernières années « l’avaient moins » que Legault. Je n’en ai pas trouvé. Lesage, Lévesque, Bourassa, Parizeau, Bouchard, Landry… Y a-t-il qqn, parmi ceux-ci, à qui l’actuel PM pourrait être comparé positivement/avantageusement ? Hélas, non. Aucun.

    R’hélas, aucune comparaison positive possible non plus entre son actuel ministre de l’Éducation et les sommités qu’on a eues là, il y a 55 ans, tels J.-P. Desbiens (al. Untel) et P.-G. Lajoie… Imaginez : croyez-vous que l’un ou l’autre de ces derniers eût songé, ne fût-ce qu’une seconde, à (laisser) présenter un PL si handicapé, inachevé ou échevelé, que ç’allait requérir plus d’une centaine de minutes! pour faire lecture des seuls… amendements, s.v.p., en pleine nuit de surcroît ?

    Semblable insenserie n’eût jamais pu advenir, ainsi, à cette époque, avec ce genre d’hommes d’excellence+

    Excellence+ disparue avec la CAQ. On est tombé.e.s de haut, monsieur; de très très haut.

    Je pourrais vous en donner des exemples à la douzaine. Mais que… donnerait-ce ?

    Qu’il suffise de mentionner la dernière platitude que nous a sortie ce PM la semaine dernière.

    Il a cru en « boucher un coin » à la chef de la deuxième opposition, en lui ‘assénant’ qu’être « un leader, c’est écouter les citoyens, écouter la population ».

    S’il avait voulu signifier par là – écouter avec ses oreilles; c’eût été OK, presque K O. Or, lui n’écoute pas. Si bien que le sens de sa ‘morale’, c’est d’écouter avec ses membres. Ce qu’il fait ‘extraordinairement’ bien, en partie, en traitant les gens à… coups de pied. T K, c’est exactement ce qu’il vient de faire avec les CS (allez vérifier auprès d’elles si vous en doutez le moindrement).

    Si bien qu’« écouter », pour lui, c’est écouter avec ses pieds et ses mains; c’est FAIRE ce que demande le monde. C’s’rait « beau », hein, si Claude Julien, par exemple, concevait de la sorte ses rôle et fonction de chef-leader…

  • huguette houle

    Les 0ppositions ne connaissent pas ce que veut dire FAIRE POUR LES CITOYENS. Ils voudraient que la caq ne produise pas trop de projets, ils n’ont jamais vus un gouvernement travailler pour les citoyens. La caq sera très difficile à sortir du gouvernement. Ils ne pourront jamais dire les oppositions, que la caq n’a rien fait pendant quatre ans. C’est pour celà les lenteurs. Continuer les baillons (faire avancer le Québec)

  • Denis Beaulé

    Suite de « Lorsque quelqu’un n’est pas à sa place… ».
    Pouvant être formulé aussi : ‘Lorsque qqn « l’a pas »’.

    On a pu voir, avant-hier soir, quelle est la différence entre qqn qui « l’a » et qqn qui « l’a » pas.
    À la question relative au déferlement-avalanche de commentaires sur la page facebook du PM
    le maire de Québec a eu, lui, une réponse suave à TLMEP.
    Alors que celle, antérieure, du PèreLalogemonBidou en avait été une des plus plates possibles:
    « c’est moins pire qu’ailleurs », répétait-il.
    Il y a une multitude de ‘bonnes réponses’ ou commentaires valables possibles en pareil cas.
    Or, ce PM sera parvenu, lui, à en trouver et en énoncer une ne l’étant point. Tout un ‘exploit’ !

    Là, ces jours-ci, comme de raison, c’est autour de l’Éducation que ça jasera.
    Comment va-ce en Éducation ? Comment considère-t-on l’Éducation au Québec ?
    A fortiori, lorsqu’il y a là, en place, un gouvernement pour qui ce serait sa « première priorité » ?
    Y est-on bien traité.e.s en Éducation ?

    C’est vaste l’aire Éducation, quand on l’embrasse toute.
    Des élèves, des enseignant.e.s, des directions, d’autres personnels, des surveillant.e.s, des brigadiers et même des chauffeurs scolaires.
    Tou.te.s bien traité.e.s ces gens ?
    Parlez-leur-en… Oh la la !

    D’abord, sait-on que les enseignant.e.s québécois.es sont les moins bien rémunéré.e.s au Canada, et ce à tous niveaux d’ancienneté. Ce qui manifeste déjà, au départ, à quel point on considère la profession, ou celle ou celui l’exerçant.
    Chauffeur.e.s scolaires ? Qui pourraient être appelé.e.s « éducateurs/éducatrices affecté.e.s au transport scolaire ». Parlez-leur-en à elles/eux aussi, allez voir. Oh la la ! (Bis)

    De haut en bas, de bas en haut de l’aire scolaire-Éducation, y a quelque chose ne « fonctionnant » pas, qui « accroche ». C’en est criant.

    Non-valorisation, quand ce n’est pas non-considération, quand ce n’est pas mépris même du milieu.

    Pourquoi ?

    Serait-ce parce qu’en cette aire, l’Objet dont on a à s’occuper est l’enfant et que l’enfant au Québec, c’est (moins que) rien ou négligeable ? (‘Intéressante’ hypothèse, lorsqu’on constate le ré-avènement, de siècle en siècle, de petites AuroreS enfants martyres).

    Ou serait-ce parce qu’apprendre, savoir, au Québec, c’y serait moins important qu’ailleurs ? (Autre ‘intéressante’ hypothèse, considérant que ç’a déjà été le cas, jusqu’à il y a une soixantaine d’années, ET qu’y subsiste encore un certain mépris pour e.g. le sachant-plus ou parlant-mieux que la ‘moyenne’ ou que le ‘moyen’).

    Bon. « Moins pire qu’ailleurs », donc. Dit-il.
    Quand même… Il a été remarqué, et bien remarqué, qu’au Québec on n’aimerait pas les enfants.
    Secundo, se pourrait-il que des ‘événements’ tels le ré-avènement, séculaire, de petites AuroreS enfants martyres, et de fusillade en mosquée ‘disent’ ‘quelque chose’, qualitativement ?

    Oui, il se pourrait.
    Ça n’en prend qu’un.
    Pas nécessaire que ce soit le fait d’une armée.
    Lorsqu’advient, en effet, un drame où des dizaines de personnes à la fois sont victimes.
    Que ce fût là l’«oeuvre» de plusieurs ou d’un seul, la conséquence, les résultats sont les mêmes.

    « Facile », trop, d’alléguer que des drames tel celui de la petite CMR à Granby renverraient à quelques personnes « dérangées » psychiquement, affectivement, mentalement ou moralement. Si tel était ou semblait être la cas, aurait-on fait mettre sur pied la Commission spéciale que l’on sait ?…

    Lorsqu’adviennent de telles démesures, souvent c’est là la mesure de quelque chose ‘défectueux’ plus globalement, plus largement, plus collectivement. L’Événement «explosif», démesuré, d’«éclat», ‘éclatant’ ainsi, ne faisant qu’actualiser, en l’intensifiant-condensant, quelque chose, latent, déjà là, mijotant ou ‘bouillonnant’ intestinement, plus ou moins secrètement, quoique pas nécessairement intra-individuellement seulement.