Opinion
06:25 12 janvier 2020 | mise à jour le: 13 janvier 2020 à 13:13 temps de lecture: 2 minutes

Écrasement du vol PS-752 : le déclencheur

Écrasement du vol PS-752 : le déclencheur

C’est maintenant officiel. L’état-major des forces armées iraniennes reconnaît qu’une « erreur humaine » est à l’origine du crash du Boeing 737-800 d’Ukraine International Airlines qui a coûté la vie à 176 personnes dont 57 Canadiens. Dans un communiqué relayé par la télévision publique, l’armée iranienne précise que les fautifs seront traduits devant un tribunal militaire, et présente ses condoléances aux familles des victimes.

L’appareil s’est écrasé, rappelons-le, dans les heures qui ont suivi les attaques menées par l’Iran contre des bases irakiennes abritant des troupes américaines en représailles à l’assassinat par les États-Unis du général iranien Qassem Soleimani le 3 janvier, qualifié d’« aventurisme » par le ministre iranien des Affaires étrangères.

Conséquemment, si on suit la chronologie des faits qui ont précédé cette terrible catastrophe, force est de constater que, n’eût été de l’assassinat de Soleimani, les représailles de l’Iran contre des troupes américaines cantonnées en Irak n’auraient jamais été déclenchées, et l’avion du vol PS-752 n’aurait pas été abattu.

Nonobstant l’« erreur humaine » ayant conduit à l’écrasement de l’avion d’Ukraine International Airlines, l’imputabilité ultime de cette tragédie incombe, à mes yeux, à l’ingérence des États-Unis dans les affaires internes de l’Iran… Un simple constat chronologiquement indéniable!

Henri Marineau, Québec

 

 

 

 

 

 

Articles similaires

Commentaires 1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Bernard Rosenberg

    Chère Madame,

    Un jour avant de reconnaître avoir abattu l’avion d’Ukraine International, l’autorité de l’avion civil disait très clairement qu’un tir de missile était impossible tant le travail des contrôleurs militaires et civils étaient par la loi Iranienne, obligés de collaborer étroitement. Ce qui veut dire qu’un involontaire était quasi impossible compte tenu ensuite de l’heure matinale et du très faible trafic à traiter à l’aéroport de Téhéran. Il faut de plus ajouter que pour être un missile ennemi, à cette altitude, celui-di aurait dû parcourir une distance conséquente dans l’espace aérien iranien. La trajectoire ensuite est rectiligne par rapport à l’axe de piste. Donc, soit l’Iran est une passoire, soit c’est un acte volontaire dont il faudra trouver les raisons, soit c’est de l’incompétence et il faut suspendre tous les vols qui survolent ce pays. C’est déjà le cas, et il ne reste plus que quelques compagnies dont le sultanat d’Oman et le Qatar qui osent encore s’y aventurer. Quant à la cause première, il faudrait remonter un peu plus loin que l’assassinat d’un des plus grands criminels de la région dont Bernard Kouchner, proclame qu’il méritait 25 fois d’être éliminé.