Opinion
06:52 16 novembre 2019

Le PEQ et la volte-face du gouvernement

Le PEQ et la volte-face du gouvernement

En rétablissant les anciennes règles du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) mis sur pied en 2010 par le gouvernement Charest, François Legault trace un trait sur une promesse phare de sa campagne électorale, à savoir de prioriser les emplois qui répondent aux besoins du marché québécois.

Donc désormais, les étudiants internationaux et les travailleurs temporaires étrangers voulant participer au PEQ n’auront pas à faire partie de la liste des professions ou domaines en demande. En plus d’un diplôme québécois pour les étudiants étrangers ou d’un emploi temporaire au Québec pour les travailleurs, les candidats au PEQ devront comme avant démontrer une connaissance du français oral de niveau intermédiaire avancé.

Autrement dit, tout immigrant muni d’un diplôme, peu importe son domaine, devient éligible au PEQ. En conséquence, il est plus que probable que certains parmi ceux-ci n’arriveront pas à se trouver un emploi dans leur domaine d’études, et se retrouveront donc sans emploi, une situation qui entraîne toutes sortes de problèmes économiques, sociaux, personnels et autres…

À mon sens, le gouvernement devrait publier annuellement une liste « informative » d’emplois disponibles sur le marché ainsi que les études nécessaires pour y accéder en collaboration avec les milieux universitaires et collégiaux, et le milieu des affaires. De cette façon, les immigrants qui désirent obtenir un emploi au Québec serait informé à l’avance des conditions à respecter pour se porter candidat à un emploi disponible.

Henri Marineau

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