Opinion
09:40 24 mars 2019

Le PQ peut-il se relever?

Le PQ peut-il se relever?

Pour employer une expression du monde de la boxe, le Parti québécois (PQ) a été durement « sonné » lors du scrutin d’octobre 2018, assez sonné pour se retrouver « au tapis ». La question est maintenant de savoir s’il pourra se relever avant le « compte de 10 de l’arbitre », à défaut de quoi il sera mis « hors de combat ». À mes yeux, dans les mois à venir, et ce jusqu’au congrès extraordinaire de refondation de novembre 2019, une réponse à cette question vitale devrait nous informer sur le sort qui sera réservé au parti de son fondateur, René Lévesque.

Toutefois, le chemin risque d’être long et ardu si on se fie aux durs constats qu’ont dressés les militants, notamment les jeunes, lors du Conseil national du parti qui s’est tenu récemment. Incohérence dans les décisions, louvoiements dans les orientations, choix contestables sur divers dossiers, notamment sur la politique environnementale, sont autant de sujets que les politiciens se sont fait reprocher, particulièrement par l’aile jeunesse du parti.

Néanmoins, à la fin du Conseil national, les 350 délégués présents ont adopté à l’unanimité un plan d’action pour la refondation du parti. Un défi monumental qui risque d’ébranler sérieusement les assises mêmes du parti. Tout sera sur la table sauf l’indépendance du Québec qui demeurera le pivot de ce « nouveau parti ».

De l’avis du chef du PQ, Pascal Bérubé, la direction du parti veut « créer de l’adhésion et du désir pour le projet d’indépendance. » Le PQ part de loin. Reste à voir s’il réussira à se relever de sa cuisante défaite du 1er octobre 2018, et à redonner un second souffle au « désir pour le projet d’indépendance » …

Henri Marineau, Québec

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