Opinion
06:08 16 janvier 2019

Rahaf Mohammed, la réfugiée

Rahaf Mohammed, la réfugiée

On pourra toujours invoquer que le Canada s’est servi de l’arrivée de la jeune réfugiée saoudienne Rahaf Mohammed pour faire de la diplomatie politique et redorer son image eu égard à sa politique inclusive d’immigration, et cela, à quelques mois d’une élection fédérale, il n’en demeure pas moins qu’en agissant ainsi, le gouvernement canadien accomplit un geste humanitaire digne de mention.

D’autre part, il ne faudrait pas négliger que l’accueil de la jeune saoudienne vient resserrer un peu plus la tension au sein des liens diplomatiques avec l’Arabie saoudite qui détient déjà prisonniers deux canadiens, sans compter Raif Badawi qui est emprisonné depuis 2012.

De son côté, Rahaf Mohammed, lors de sa première déclaration publique depuis son arrivée au Canada, a émis le vœu que d’autres femmes qu’elle aient accès à cette vie libre qu’elle peut désormais entamer au Canada, qui lui a accordé l’asile à la demande des Nations unies. « Aujourd’hui et pour les années à venir, je travaillerai en faveur de la liberté des femmes dans le monde, la même liberté que j’ai vécue le premier jour de mon arrivée au Canada », a-t-elle déclaré.

Rahaf Mohammed a vécu la condition misérable réservée aux femmes dans son pays d’origine où la loi les soumet au contrôle quasi permanent des hommes…De la sorte, la réfugiée saoudienne ne peut être qu’un atout crédible pour dénoncer l’ « esclavage » des femmes aux prises avec la domination des hommes en Arabie saoudite.

Henri Marineau, Québec

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