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14:32 9 février 2021 | mise à jour le: 9 février 2021 à 16:38 temps de lecture: 3 minutes

COVID-19: la semaine de relâche inquiète Legault

COVID-19: la semaine de relâche inquiète Legault
/Photo Métro Média – Josie Desmarais
PANDÉMIE. L’arrivée imminente de la semaine de relâche préoccupe le gouvernement de François Legault. Pour limiter la transmission de la COVID-19 et des variants du coronavirus, le premier ministre évalue les options qui s’offrent à lui.

«On a une inquiétude avec la semaine de relâche. Habituellement, il y a une espèce de grosse soupe, là, un gros brassage de population durant la semaine de relâche, même si les gens restent au Québec», a indiqué mardi l’élu de la Coalition avenir Québec.

Voilà presque un an que la COVID-19 arrivait au Québec. À l’époque, plusieurs experts avaient d’ailleurs  attribué la hausse marquée des cas de COVID-19 à la relâche printanière. Une étude du Laboratoire de santé publique du Québec avait même conclu que moins de 250 voyageurs avaient contribué au déclenchement de la pandémie au Québec.

Aujourd’hui, alors que Québec compte plus de 10 000 morts de la COVID-19, François Legault invite la population à éviter les rencontres et «n’exclut pas» de resserrer les mesures le temps d’une semaine.

«Ce n’est pas le temps d’organiser des activités avec d’autres familles. Ce n’est pas le temps non plus de demander à ceux qui ont 65 ans et plus de garder les enfants», a signalé le premier ministre en direct de Québec, mardi.

Déjà, pour éviter le va-et-vient de voyageurs, le gouvernement fédéral a demandé à plusieurs compagnies aériennes d’annuler leurs vols en provenance et à destination des Caraïbes et du Mexique. Ceux qui reviennent d’un trajet en avion doivent par ailleurs s’isoler dans un hôtel en attendant les résultats d’un test.

Augmentation du criblage

En plus de la semaine de relâche, les yeux de François Legault sont aussi tournés vers les variants du coronavirus. Québec s’apprête par ailleurs à augmenter ses opérations de «criblage» des tests de dépistage à la COVID-19.

Ce processus vise à analyser la présence de variants du coronavirus dans tout test positif. «Le Québec va se doter d’une capacité très adéquate […] d’ici une semaine à deux semaines», a indiqué mardi le directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

Québec confirme aujourd’hui la présence au Québec de onze cas d’infections aux variants. C’est trois de plus que le précédent recensement. Parmi ceux-ci, deux relèvent du variant sud-africain du coronavirus.

Une étude préliminaire concluait récemment que certains vaccins auraient un efficacité limitée contre cette souche du virus.

Au Québec, la transmission des variants est pour le moment plus limitée qu’ailleurs au Canada. L’Ontario rapporte plus de 200 cas et l’Alberta, plus de 100.

Mais les réels taux d’infection au Québec pourraient être plus élevés que ce que rapportent les chiffres, a convenu Dr Arruda, mardi.

«C’est probable. Il y a plusieurs tests qui sont en attente de criblage. C’est vrai qu’il y a toujours plus de cas que ce qu’on voit», a-t-il souligné.

Des onze cas rapportés de variants, huit se trouvent en territoire montréalais.

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