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08:53 29 septembre 2020 | mise à jour le: 29 septembre 2020 à 08:56 temps de lecture: 3 minutes

COVID-19: un code de couleurs qui ne sert qu’à «stresser tout le monde»

COVID-19: un code de couleurs qui ne sert qu’à «stresser tout le monde»
Le premier ministre François Legault, accompagné du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda et du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, annonçait que trois régions passeront au niveau d'alerte le plus élevé. (Photo Métro Média – Josie Desmarais)

PANDÉMIE. Vert, jaune, orange et rouge: les groupes d’oppositions à Québec en voient de toutes les couleurs. Trois semaines après son lancement, le système provincial d’alerte à la COVID-19 est loin de faire l’unanimité à l’Assemblée nationale.

À quelques heures du passage au rouge de Montréal et de Québec, la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé est sans équivoque: le système d’alerte censé aider à la «prévisibilité» de la crise sanitaire rate la cible.

«Tout ce que le code de couleur a réussi à faire, c’est stresser tout le monde», affirme l’élue solidaire.

«Le gouvernement a raté son coup.» – Manon Massé, co-porte-parole du deuxième groupe d’opposition

Le constat est le même au Parti québécois. Pour le critique en santé de la formation politique, Joël Arseneau, le gouvernement n’a jamais été en contrôle à l’arrivée de la seconde vague. «C’est une illustration de l’improvisation du gouvernement», souligne-t-il sans détour.

Avec son système par couleurs, Québec a failli à sa tâche première, la communication, ajoute le député des Îles-de-la-Madeleine.

«C’est un outil qui devait au départ simplifier la communication, clarifier les informations, responsabiliser les gens. C’est un échec sur toute la ligne.» – Joël Arseneau, député péquiste et critique en matière de santé

La cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade, appelle au respect des consignes, dans le contexte du passage au rouge de trois régions. «Je tiens à dire que je vais continuer à poser des questions», indique-t-elle dans une vidéo diffusée sur Twitter, lundi soir.

Huit paliers

D’abord séparé par régions, le système de couleur s’applique désormais par sous-régions, notamment dans les MRC. Plutôt que Montréal, c’est l’ensemble de la Communauté métropolitaine – 82 municipalités – qui passera dans le rouge mercredi.

Sur la carte du gouvernement, on délimite les 17 régions administratives québécoises plutôt que les sous-régions touchées. Aux quatre couleurs de base se sont ajoutées quatre autres: le vert-jaune (vigilance avec exceptions pour certains territoires), le vert-orange (vigilance avec exceptions pour certains territoires en alerte), le jaune-orange (préalerte avec exceptions pour certains territoires) et le rouge-orange (alerte avec exceptions pour certains territoires).

Au moment d’écrire ces lignes, on comptait au Québec des régions en jaune, en orange, en rouge et en rouge-orange.

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