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16:40 14 mars 2018 | mise à jour le: 14 mars 2018 à 16:40 Temps de lecture: 5 minutes

Les recherches se poursuivent pour retrouver le jeune Ariel Jeffrey Kouakou

Les policiers de Montréal ratissent à nouveau mercredi le secteur et les berges de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville où Ariel Jeffrey Kouakou, un garçon de 10 ans porté disparu depuis près de 48 heures, a été vu pour la dernière fois.

Photo gracieuseté – SPVM

Les enquêteurs tentent de recréer le fil des événements pour trouver une piste qui permettrait de retrouver le garçon, a expliqué l’inspecteur André Durocher, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), en entrevue avec La Presse canadienne.

«On n’écarte aucune possibilité, a-t-il déclaré. Évidemment, certaines sont plus probables que d’autres. C’est triste, mais il y a une rivière tout près. On doit regarder près des berges, regarder s’il y a des indices qui nous portent à croire qu’il pourrait avoir glissé.»

Les quelque 70 informations reçues mardi ont presque toutes été traitées, a ajouté l’inspecteur Durocher.

«Dans ces types d’enquêtes, nous devons être sûrs que nous n’avons rien oublié, a indiqué l’inspecteur Durocher. Toute piste, que ce soit un vêtement, une empreinte, n’importe quoi — c’est ce que nous essayons de trouver.»

En fin de soirée mardi, les policiers ont levé l’alerte Amber qui avait été déclenchée durant l’après-midi. Cet «électrochoc» que les policiers souhaitaient donner aux recherches a atteint son objectif, a indiqué André Durocher.

L’alerte a notamment permis de retracer une femme qui a parlé au garçon au parc des Bateliers, un témoin «très crédible», que les policiers voulaient à tout prix retracer.

Les policiers soutiennent que la piste de l’enlèvement n’est pas écartée, mais qu’elle n’est pas la plus probable.

La directrice générale du Réseau Enfants-Retour, Pina Arcamone, aurait souhaité que les médias soient saisis plus rapidement de cette disparition. Elle fait valoir que chaque seconde compte dans une telle situation.

«Quand on parle d’enfant vulnérable, selon l’expérience du Réseau Enfants-Retour, on devrait médiatiser immédiatement qu’un jeune enfant manque à l’appel et mobiliser le public en assistance aux recherches», a-t-elle déclaré.

Disparu depuis 48 heures

L’enfant a quitté son domicile de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville vers midi lundi pour aller chez un ami, mais il n’a pas été aperçu depuis.

Ce sont des membres de sa famille qui ont signalé sa disparition lundi en fin d’après-midi.

Le déclenchement de l’alerte Amber mardi en fin d’après-midi est donc survenu plus de 24 heures après sa disparition, une procédure d’autant plus inhabituelle que cette disparition ne remplit pas les critères habituellement requis.

«Normalement, pour le déclenchement d’une alerte Amber, on a la description d’un ravisseur, la description d’un véhicule de fuite, des informations que l’on n’a pas dans ce cas-ci», avait expliqué le sergent Laurent Gingras en entrevue avec La Presse canadienne.

Par contre, il y avait suffisamment d’éléments pour provoquer une grande inquiétude, a précisé le policier.

«On a des raisons de croire que le jeune pourrait être en danger, premièrement parce que ça fait plus de 24 heures que la disparition a été signalée», avait-il dit, ajoutant que l’âge de l’enfant — 10 ans —, la température extérieure hivernale et l’absence d’historique de fugue ou de disparition militaient en faveur d’un déploiement plus important.

La police s’est entretenue mardi soir avec une femme qui aurait aperçu le garçon disparu, la veille vers 14h, dans le parc des Bateliers.

L’inspecteur de la police de Montréal Ian Lafrenière avait indiqué en fin de journée mardi qu’une tierce personne avait informé la police concernant ce témoin.

«Une femme aurait vu vraisemblablement la personne disparue, et elle l’a dit à une personne qui était dans le parc, et c’est cette tierce personne-là qui est venue voir la police. On a toutes les raisons de croire que cela est vrai, étant donné que le parc des Bateliers est immédiatement à mi-chemin entre la résidence du jeune garçon et la résidence de son ami où il devait se rendre», indiquait M. Lafrenière.

Selon l’inspecteur, le garçon se serait rendu à destination chez son ami, et «voyant qu’il n’était pas là et que la porte était barrée, aurait voulu revenir vers chez lui». C’est à ce moment que la femme aurait pu le voir dans le parc.

Ariel Jeffrey Kouakou mesure 140 cm (environ 4’8 »), pèse 40 kg (environ 90 livres), il a la peau noire, les yeux noirs et les cheveux noirs et il s’exprime en français.

Au moment de sa disparition, il portait un manteau noir avec un capuchon, un pantalon gris et des souliers jaunes.

Toute personne ayant de l’information à communiquer concernant cette disparition peut le faire de façon anonyme et confidentielle avec Info-Crime Montréal au 514 393-1133 ou au 911.

La Presse canadienne

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