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11:00 26 octobre 2017 | mise à jour le: 26 octobre 2017 à 11:00 temps de lecture: 3 minutes

La surévaluation persiste sur les marchés résidentiels canadiens

ANALYSE. Les marchés canadiens de l’habitation présentent toujours des signes modérés de surévaluation et d’accélération des prix, ce qui les rend vulnérables selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Après avoir augmenté en 2017, les mises en chantier devraient baisser d’ici 2019, mais demeurer près des moyennes des cinq dernières années.

La situation du marché résidentiel inquiète toujours les économistes de la SCHL.

(TC Media – Archives)

Selon l’Évaluation du marché de l’habitation de la SCHL, les marchés de Toronto, Hamilton, Vancouver, Victoria et Saskatoon demeurent grandement vulnérables. À l’échelle nationale, les signes de construction excessive sont faibles, mais la situation est de plus en plus inquiétante à Calgary, Edmonton et St.John’s. Sur ces marchés, l’offre de logements neufs et invendus est plus importante que la demande.

Bob Dugan, économiste en chef de la SCHL.

(Photo gracieuseté – SCHL)

Sur le marché de la région de Québec, on signale maintenant des degrés faibles de vulnérabilité. Cependant, la construction excessive demeure préoccupante, surtout du côté des multilogements, car les taux d’inoccupation continuent d’augmenter dans le segment locatif traditionnel.

Prévisions

Les rapports Perspectives du marché de l’habitation de la SCHL présentent des analyses prospectives qui servent à prévoir les tendances émergentes sur les marchés canadiens du neuf, de la revente et locatif. Parmi les variables étudiées, mentionnons les mises en chantier d’habitations, les ventes MLS et les taux d’inoccupation. Certains facteurs économiques comme la croissance de l’économie et de l’emploi, la migration, la population et les taux hypothécaires sont également pris en compte.

Coup d’œil aux aléas du marché résidentiel national.

(Tableau gracieuseté)

Il en ressort qu’après une augmentation en 2017, les mises en chantier devraient baisser en 2018 et en 2019. Selon les prévisions, les reventes immobilières de logements existants reculeront par rapport au sommet record de plus de 535 000 qu’elles ont atteint en 2016. Par ailleurs, le prix moyen national devrait s’accroître à moyen terme, mais à un rythme plus modéré que durant les quatre dernières années. Il devrait se situer entre 493 900$ et 511 300$ en 2017 et entre 499 400$ et 524 500$ avant la fin de 2019.

Au Québec, la forte croissance de l’emploi stimulera la demande de logements en 2018 et en 2019. Par conséquent, le resserrement du marché de la revente se poursuivra dans la province, et les prix devraient augmenter. Par ailleurs, le vieillissement de la population continuera de soutenir la construction d’appartements.

TC Media

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