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15:36 14 janvier 2017 | mise à jour le: 14 janvier 2017 à 15:36 temps de lecture: 3 minutes

Des robots pour préparer les « dosettes »

PHARMACIES. La robotisation est de plus en plus présente dans les pharmacies et sa progression est incontournable.

Le robot utilisé par la pharmacie Desgagnés et Martin de Trois-Pistoles. Celui-ci n’est cependant pas du type qui prépare les piluliers (dosettes).

gracieuseté Jean-François Desgagnés

Mais c’est plus une question d’efficacité et de sécurité, que d’économies. À un tel point que l’Ordre des pharmaciens encadre cette modernisation qui n’aurait pas d’impact sur les emplois techniques. Les deux robots les plus répandus sont ceux qui préparent les commandes individuelles et ceux qui préparent les récipients contenant les différentes pilules, d’un même patient, et les classent par date pour en faciliter une consommation adéquate (« dosettes »).

Les automates valent de 50 000$ à 400 000$ selon les modèles et fonctions choisis. Ils sont de plus en plus présents et en progression. On parle de 20% ou 30 % des pharmacies, au Québec.

Le pharmacien Jean-François Desgagnés, de la bannière Brunet (Desgagnés et Martin), à Trois-Pistoles, est convaincu du bien-fondé de la technologie: « Il existe plusieurs catégories et il y en a même que l’étiquette s’imprime dans la machine, le médicament se compte, se met dans le pot, et l’étiquette se colle. On ne parle plus de « dosette », c’est du passé, mais on parle de pilulier.  Ce n’est pas le même type de contenant. La robotisation est assez fréquente, au Québec, mais on a beaucoup de retard sur les États-Unis. »

Pas pour épargner

« Ceux qui s’enlignent pour l’automatisation en pensant qu’ils vont couper des emplois ou sauver de l’argent, ils sont complètement dans le champ. Ce n’est pas ça l’idée. Nous, on l’a fait en partie pour alléger la tâche de nos assistant€s qui sont déjà très sollicités. Mais c’est surtout pour une question de sécurité et de traçabilité », soutient M. Desgagnés.

« Dans mon robot, il y a 54 casettes qui contiennent chacune un médicament. On ne peut pas interchanger ces cassettes d’une case à l’autre. C’est très, très sécuritaire. Quand je dois remplir l’appareil, on fonctionne avec un système de code-barre et de « scanner ». Quand l’appareil reconnaît que c’est le bon produit, il va débarrer la cassette pour me permettre d’introduire les médicaments. Je dois inscrire la date d’expiration et le lot. Quand je me présente derrière, le médicament est dans la chute, rendu dans le pot et prêt à être compté. Sauf que pour débloquer la chute, je dois obligatoirement « scanner  » le code-barre qui est sur l’étiquette de la pharmacie (ndlr: depuis l’opération précédente) », décrit le pharmacien.

Les appareils sont jugés plus sécuritaires que les humains. De plus, le protocole de vérification habituel du pharmacien (dit « contenant/contenu  ») s’applique autant que pour un employé.

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