Société
15:28 10 décembre 2018

Une ressource d’hébergement pour les papas et leurs enfants

SOCIÉTÉ. S’il existe des ressources d’hébergement pour mères avec enfants à Québec, l’offre était égale à zéro en ce qui concerne les papas. La Maison Oxygène, dans Limoilou, vient combler un trou dans les besoins sociaux en offrant pour la première fois aux papas de s’installer de quelques semaines à quelques mois avec leurs enfants.

Les pères qui entrent à la Maison Oxygène vivent des difficultés de tous types: judiciarisation, rupture, perte d’un emploi en sont quelques exemples.

Il existe 14 maisons Oxygène dans la province, et l’organisme de Québec a pu bénéficier de l’expertise du réseau déjà mis en place.

Des papas autonomes

«Il est important de mentionner que nous ne sommes pas un centre de crise, cependant on est conscient que les papas qui viennent nous voir sont en grande difficulté. Ils doivent cependant être stables et autonomes», explique Noémie Lévesque, coordonnatrice pour la Maison Oxygène de Québec. La maison possède trois chambres qui peuvent accueillir un papa et son ou ses enfants par chambre. À l’arrivée, un intervenant fait un plan de séjour avec le père pour déterminer ses forces et ses objectifs. Chaque père a son frigo dans sa chambre et doit faire son ménage et sa bouffe dans la cuisine commune.

«Les papas qui viennent ici veulent une pause, ils veulent reprendre leur souffle», fait valoir Mme Lévesque. Puisqu’ils n’en sont pas tous au même endroit dans leur cheminement, l’hébergement peut durer jusqu’à six mois. Une contribution financière est demandée selon la situation financière et générale.

Les intervenants s’adaptent au rythme du papa en les accompagnant au besoin. «Ça fait des années qu’on parle de la détresse des hommes au Québec et on dirait qu’il y a enfin une prise de conscience sociale. Les ressources commencent à s’adapter», révèle la coordonnatrice qui déplore que peu d’hommes étudient en relation d’aide, ce qui pourrait parfois aider la gente masculine à se confier davantage.

Pour le côté familial, l’organisme prône la coparentalité et les conjointes sont les bienvenues pour dîner avec les papas ou voir les enfants sous supervision d’un intervenant, selon les situations.

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Perrine Gruson


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