Société
11:22 23 septembre 2018

France Ruest participera avec intérêt à la Course à la vie de Québec

SANTÉ. Événement annuel d’importance pour le bien de toutes nos mère, femmes, filles et amies, le dimanche 30 septembre, des milliers de Québécois s’uniront pour participer à la Course à la vie CIBC de la Société canadienne du cancer. L’activité sert de catalyseur pour vaincre le cancer du sein.

La cause du cancer du sein vous tient à coeur? Soyez de la Course à la vie CIBC, le dimanche 30 septembre, au domaine Maizerets.

(Photo gracieuseté)

Ce mouvement national mobilise 56 communautés au pays, dont quatre au Québec, soit Val-d’Or, Montréal, Sherbrooke et Québec. Localement, le rassemblement aura lieu au Domaine Maizerets. Il s’agit de la plus importante collecte de fonds d’une journée organisée par des bénévoles et dédiée à la recherche sur le cancer du sein, aux programmes de soutien, à l’éducation en matière de santé et aux initiatives de défense de l’intérêt public.

Le cancer du sein demeure le type de cancer le plus répandu chez les femmes au pays : chaque année, au Québec seulement, 6500 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein et 1300 femmes meurent de cette maladie. Toutefois, les investissements dans la recherche sur le cancer font une différence. Le taux de mortalité par cancer du sein est 44% plus faible que lorsqu’il a atteint son apogée au milieu des années 1980.

Témoignage d’une participante concernée

«Je m’appelle France Ruest, le cancer et la mammographie ce n’était pas pour moi, personne dans ma famille n’avait été atteint d’un cancer, je prenais soin de moi, je ne fumais pas, j’avais une bonne alimentation et une très bonne condition physique, je me sentais bien et même si j’avais bien reçu l’invitation à passer la mammographie, moi j’avais décidé qu’il serait autrement. De plus, on m’avait fait tellement peur avec cet examen qui paraissait-il était souffrant alors il n’était pas question que je m’impose une telle souffrance et si j’avais un cancer je le saurais!

En janvier 2017, j’ai rencontré une agente du service à la communauté de la Société canadienne du Cancer qui m’a parlé de l’importance de cet examen et c’est à ce moment que je me suis enfin décidée à prendre mon rdv. L’examen s’est avéré positif, on avait détecté une anomalie, l’agente du SCC me rassuré et m’affirme que 80% des mammo révèlent des anomalies, ensuite s’en suivent d’autres examens plus spécifiques pour finalement confirmer que j’avais un cancer du sein.

Bon, je dois faire une mise au point sur la fameuse mammographie, effectivement c’est incommodant mais ça ne dure qu’un bref instant et rien à voir avec les images de torture que j’avais dans ma tête et savez-vous quoi, il y a bien pire dans la vie. Le choc a été épouvantable, c’est l’incertitude totale, tu pars quelque part mais tu ne sais ni où, ni comment et encore moins pourquoi alors tu embarques dans la machine et tu décides de faire confiance en la médecine.

Entre-temps, suite à la vigilance de mon médecin de famille, on détecte un autre cancer au col de l’utérus, la bonne nouvelle c’était qu’il n’y avait aucun lien avec celui du sein, toute qu’une bonne nouvelle ça! Deux chirurgies en 1 mois ça fesse pas mal! Suivi du tout inclus (chimio et radio), les traitements sont difficiles en fait je n’étais plus moi-même, je ne reconnaissais plus la personne que j’étais, je me rappelle que de me regarder dans le miroir me surprenait à chaque fois de voir ce crâne dénudé, j’étais dans un monde inconnu et je ne savais pas comment j’allais me sortir de là, je ne savais pas si j’allais retrouver une qualité de vie.

Ben oui, il y a des périodes de dépression et croyez-moi je parles en connaissance de cause; je peux vous confirmer que les larmes sont vraiment une ressource renouvelable. J’ai assisté à des groupes de soutien du SCC qui m’ont beaucoup aidé pendant mes traitements. Dans mes périodes plus difficile, j’ai dû me parler et j’ai décidé de faire le « switch »… je me suis dit; heye, la grande, aujourd’hui tu es là, demain personne ne sait s’il sera là ou pas alors à partir d’aujourd’hui on vit au jour le jour. Je me suis aussi donnée une mission, celle de me rendre jusqu’au bout des traitements avec résilience.

Aujourd’hui ma mission est accomplie, je vais bien et je me sens bien, la recherche ne cesse de progresser et c’est pour cette raison que j’ai décidé de m’impliquer dans la course à la vie CIBC le 30 septembre prochain. Les statistiques sont là et j’en fait partie, une femme sur 8 sera atteinte d’un cancer du sein, ça c’est 6500 Québécoises qui reçoivent un diagnostic à chaque année. Tous les fonds amassés au Québec dans le cadre de la Course à la vie CIBC serviront à financer les recherches au Québec ainsi que les programmes de soutien, c’est plus de 1,2M$ investi au Québec.

Je tiens à vous remercier tous et chacun de votre présence et votre implication, car c’est ensemble que nous ferons la différence.»

Pour plus d’information, inscription ou faire un don: cliquez ici

Métro Média

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