Société
14:00 20 août 2016

Duel sous le soleil : bière ou vin?

COMBAT. Il paraît que tous les goûts sont dans la nature… peut-être, mais, n’empêche, nos goûts sont toujours meilleurs que ceux des autres. C’est donc à défendre farouchement ces préférences personnelles que deux journalistes de TC Media Nouvelles, Viviane Asselin et Raphaël Beaumont-Drouin, s’affaireront au cours des prochains samedis. Une véritable guerre de clochers entre sexes et rives opposés, elle, fière résidente de Québec, lui, Lévisien de cœur et d’esprit. Dans l’arène cette semaine: êtes-vous plus bière ou vin?

Nul besoin de rougir!

J’ai toujours essayé avec la plus grande sincérité du monde de m’intéresser au fastidieux monde du vin. Peut-être est-ce la naïveté de la jeunesse, mais je n’ai jamais rencontré un rouge ou un blanc qui m’a fait le même effet qu’une jolie rousse ou une belle noire. Rengaine populiste clichée, me direz-vous, j’ai toujours eu l’impression que l’on achète un vin pour son contenant et une bière pour son contenu. Échangez l’étiquette d’une piquette avec celle d’un grand cru et vous aurez sensiblement les mêmes commentaires de la part des dégustateurs. «Quelle rondeur! Quels arômes!» Malheureusement, personne à la Société des alcools du Québec n’a encore eu la présence d’esprit d’inventer la pastille de goût «insupportable et pédant», pour satisfaire le m’as-tu-vu de quelques sommeliers du dimanche en quête de tapes dans le dos.

Fait cocasse, en 2004, le grand gagnant d’une prestigieuse compétition américaine opposant les vignobles les plus prodigieux de la planète a été remporté par… un vin blanc à 2$. Une piquette. C’est ce que j’aime avec la bière. Ce n’est pas la voiture sport de l’année, mais c’est l’auto fiable, qui ne se prend pas pour autre chose, et qui ne te laissera pas tomber (prise en trop grande quantité, elle vous laissera effectivement tomber, mais bon, c’est un autre débat). (R.B.-D.)

À votre santé!

Boire un verre de vin chaque jour, c’est bon pour le cœur. Le vin est un allié pour perdre du poids. Un verre de vin équivaut à une heure de sport intensif. Le vin rouge contient des éléments anti-cancérigènes. Le vin rouge présente un fort potentiel antioxydant. Le vin rouge agit de façon favorable sur le taux de cholestérol. Le vin rouge facilite la digestion. Le vin blanc offre une protection contre les cancers du sein et des poumons. Le vin blanc a des propriétés diurétiques et laxatives.

Les études qui visent à démontrer les bienfaits du vin sur la santé sont légion. Leurs conclusions tiennent-elles toutes la route? Sans doute pas. Mais à voir l’acharnement des chercheurs et la créativité des amateurs pour justifier une consommation modérée de vin, cela prouve une chose: on ne veut pas vivre sans.

Le vin, les scientifiques le défendent, les poètes le chantent, les sommeliers l’admirent, le vigneron le met en bouteille… tant d’efforts et d’amour auxquels on se doit de lever son verre de vin. «C’est ainsi qu’à travers l’Humanité frivole/Le vin roule de l’or, éblouissant Pactole/Par le gosier de l’homme il chante ses exploits/Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois» (Baudelaire). (V.A.)

(Avec la collaboration de Raphaël Beaumont-Drouin)

 

 

Combats précédents :

– Hot-dog ou hamburger?

– Course ou vélo?

 

 

Québec Hebdo

 

Viviane Asselin


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