Société
21:00 27 août 2016

Rassemblement contre l’interdiction des pitbulls à Québec

MANIFESTATION. Inquiet de voir plusieurs municipalités ainsi que le gouvernement du Québec réglementer la possession de chiens de race pitbull, Parker Caron est venu de Montréal pour organiser un rassemblement de protestation devant l’édifice de l’Assemblée nationale à Québec.

Une trentaine de personnes, propriétaires de représentants canins de divers types et gabarits ou simples partisans de la cause, ont répondu à l’invitation orchestrée sur le réseau social Facebook par le jeune homme. Se décrivant comme un amoureux des chiens, lui-même en possède cinq mais aucun pitbull, il se dit néanmoins préoccupé par l’idée que les projets de loi ou de règlement soient mal définis.

«La Ville de Montréal veut instaurer une clause grand-père pour les anciens propriétaires de pitbull. La Ville de Québec avait reculé sur l’interdiction, avant de revenir et arrimer sa position sur le modèle de Montréal. De son côté, le gouvernement du Québec prépare un projet de loi qui pourrait s’étendre à tous les chiens estimés dangereux. C’est large et ça ouvre la porte à de multiples interprétations», explique Parker Caron, qui craint que même des chiens comme les huskies et les rottweilers soient ciblés.

C’est pour cette raison que le jeune Montréalais a convié la population à venir démontrer leur désaccord envers l’interdiction des pitbulls devant le parlement provincial. Il n’a toutefois pas l’intention pour l’instant de créer un organisme et de solliciter des rencontres avec les ministres, députés et maires concernés.

Protester pour négocier

«L’objectif pour l’instant, précise Parker Caron, c’est de faire entendre nos protestations et nos récriminations. Je souhaite développer une base propice à la négociation, afin de faire évoluer les choses vers le gros bon sens. La solution ne se trouve pas dans le bannissement d’une ou plusieurs races, mais le resserrement des règlements sur l’adoption et les familles d’accueil.»

Lui aussi déplore que certains individus achètent des chiens pour les mauvaises raisons, en exacerbant leur férocité. Toutefois, il estime qu’il ne sert à rien de pénaliser une majorité de gens bien intentionnés et sérieux. Surtout qu’à son avis, il demeure bien difficile de déterminer si un chien est potentiellement dangereux. Cela dépend grandement de l’éducation reçue par son maître.

Soucieux de l’image de son rassemblement, Parker Caron avait signifié quelques consignes dans son invitation Facebook. Il indiquait notamment : «votre chien doit être en laisse et si votre chien n’est pas sociable laissez-le chez vous».

Québec Hebdo

François Cattapan


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