Société
21:39 31 octobre 2016

Plus de 600 élèves marchent pour plus de sécurité aux abords des écoles

TRANSPORTS.Des parents soucieux de la sécurité de leur jeune progéniture prennent souvent la décision de les conduire en voiture à l’école du quartier. Fort d’une étude confirmant les craintes de papa et maman, des projets pilotes ont été lancés hier, à l’occasion d’une marche costumée à laquelle ont participé des centaines d’élèves et de professeurs. 

Plus de 600 élèves de trois écoles du quartier Lairet ont marché lundi après-midi afin de promouvoir les transports actifs (à pied ou à vélo) pour se rendre à l’école. L’événement marquait le départ de nombreuses mesures pour améliorer la sécurité routière aux abords des écoles.

Une étude menée par le Comité de déplacements actifs et sécuritaires (CDAS) de Lairet auprès des parents du quartier en 2014 révélait que beaucoup de parents craignaient pour la sécurité de leurs enfants. Cela fait en sorte que les parents favorisent l’automobile pour reconduire leur progéniture à l’école.

En juxtaposant les commentaires recueillis à la carte des accidents impliquant des vélos et des piétons, le CDAS a été en mesure d’identifier des corridors scolaires prioritaires. «C’est à partir de ces informations-là que sont nés des projets pilotes qui verront le jour dans Lairet», a expliqué l’administratrice au Conseil de quartier de Lairet et présidente du conseil d’établissement de l’école Saint-Albert-le-Grand, Lyne L’Africain.

Les projets pilotes s’exercent en trois volets. Le premier concerne l’aménagement urbain, revu en fonction des besoins des établissements scolaires. Le deuxième consiste à améliorer la surveillance policière autour des écoles. Dernier volet, des activités de sensibilisation prendront place pour éveiller parents et enfants entourant les écoles au transport actif et à la sécurité routière.

Pour arriver à une meilleure sécurité routière et à choisir la marche ou le vélo pour se rendre à l’école, la Ville de Québec s’engage à revoir ses façons de faire. «Nous nous engageons à améliorer nos infrastructures pour les rendre plus sécuritaires. Il n’en demeure pas moins que la réussite de ce grand projet passe par l’adhésion collective des principales personnes interpelées, parents, écoles et la Ville. J’espère qu’on va faire école et qu’on va exporter notre beau modèle», a prôné la présidente d’arrondissement La Cité-Limoilou et conseil du district Limoilou, Suzanne Verreault.

Concrètement, la Ville s’attaque déjà à une intersection problématique, dans le secteur de l’école Saint-Odile. «Il y a un carrefour au coin de Duval et des Chênes avec une espèce de triangle qui ne sert à rien. C’est déjà dans les cartons de la Ville de refaire cette intersection qui est accidentogène. Ça doit être plus convivial : il y a une école et une résidence pour personnes âgées à proximité», a-t-elle estimé, soulignant qu’à long terme, la Ville veut revoir son aménagement urbain en fonction des besoins des citoyens, lorsqu’une réfection majeure doit être faite, comme cela a été fait sur la rue Anna.

Coin 8e rue et 18e rue

Questionnée à savoir si le coin de la 8e Avenue et de la 18e Rue allait être revu, étant donné que plusieurs accidents sont survenus dans le secteur dans les derniers mois, Mme Verreault a révélé que deux options sont en cours d’analyse. Les résultats seront connus le printemps prochain.

Mme Verreault n’a par contre pas voulu exposer quels sont les solutions étudiées à l’heure actuelle. «Créer de faux espoirs, je n’aime pas ça. Quand viendra le temps de passer à l’action, ça va faire plaisir d’en informer la population. On est conscient qu’il y a des choses à améliorer et on travaille là-dessus, à la Ville», a affirmé la présidente d’arrondissement.

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