Société
20:51 7 novembre 2016 | mise à jour le: 7 novembre 2016 à 20:51 temps de lecture: 3 minutes

La CNESST déménagera dans l’écoquartier D’Estimauville

AMÉNAGEMENT. Le siège social de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) déménagera dans l’écoquartier D’Estimauville. Les 1800 employés de la société d’État devraient travailler à partir de leur nouvel immeuble en 2021.

(Photo gracieuseté)

La Ville de Québec a vendu le terrain au coin de D’Estimauville et le boulevard Sainte-Anne au coût de 1,2 M$. Le coût pourrait être moindre selon la décontamination du site qui demeure à faire. La CNESST paiera donc au maximum 1,2 M$.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que les revenus de taxation des deux édifices qui seront construits par la CNESST pourront atteindre jusqu’à 4,5 M$. «Avec Médicago qui va également s’installer dans l’écoquartier, ça monte le revenu de taxes à près de 10 M$, ce qui rend le maire heureux», a informé le premier élu.

La CNESST bâtira un stationnement intérieur de 640 places, et la Ville s’est engagée à aménager 200 places additionnelles.

Avec cette transaction, l’offre d’espaces de bureau est complétée dans le secteur.

En contrepartie de cette vente, la Ville a fait une offre d’achat pour l’édifice actuel de la CNESST, situé au 524, rue Bourdages, au coût de 5 M$. L’administration Labeaume démolirait l’immeuble pour ensuite vendre le terrain qui pourrait être séparé en différents lots, privés et résidentiels. «C’est un lieu très recherché. On va le faire développer par le privé», a soutenu le maire Labeaume.

La CNESST a jusqu’en août 2017 pour accepter l’offre de la Ville. Elle tentera de vendre ses installations au plus offrant entre-temps. Toutefois, la Ville de Québec s’est réservée le droit du premier refus.

Cette entente réjouit le maire qui soutient que «la masse critique» de travailleurs sera atteinte avec cette annonce. «Avec 3400 employés qui s’en vont là, si j’étais promoteur, je serais intéressé.»

Ce dernier projet d’envergure attirera d’autres promoteurs dans le quartier, selon le maire. Une véritable vie de quartier pourra se développer à partir de ça, croit-il. «Pour avoir un bon boulanger, une bonne boucherie et une brûlerie, ça prend cette masse critique de travailleurs.»

De plus, l’écoquartier D’Estimauville comporte un attrait non négligeable, selon la présidente du Conseil exécutif, Julie Lemieux, étant près du centre-ville. «Il reste des mythes qu’il faut enrayer. C’est un quartier accessible, proche du centre-ville, à 10 minutes, et j’ose dire 5 minutes quand il n’y a pas trop de trafic. Ça va mieux que ça allait, on le constate à l’arrondissement», assure-t-elle.

Depuis la reprise du projet en 2015 après l’échec avec les promoteurs privés, la Ville de Québec a investi environ 18 M$ dans l’aménagement de l’écoquartier.

Un premier projet résidentiel

Un premier projet résidentiel de 70 logements sociaux avec Accès Logis est également en cours. «La construction devrait commencer fin 2017, début 2018. On avait sept terrains, quatre dans la phase 1, trois dans la phase 2. On réalise le premier de la phase 1. On en a trois autres en discussion», a affirmé le maire.

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