Société
01:07 17 septembre 2016 | mise à jour le: 17 septembre 2016 à 01:07 temps de lecture: 2 minutes

L’importance de l’immigration des Filles du roi reconnue

HISTOIRE. Elles étaient pauvres. Elles rêvaient d’un monde meilleur. Elles souhaitaient certainement vivre d’aventure. Quelque 800 femmes s’embarquèrent dans un périple de la vieille France vers le Nouveau-Monde, y rencontrer les habitants et fonder une famille. Elles devinrent les mères de la colonie, accouchant de plus de 2600 enfants. Par la suite, elles furent accusées de faible vertu par des administrateurs de la colonie! Vendredi, le gouvernement du Canada a reconnu l’apport historique des Filles du roi à son développement et une plaque commémorative sera installée sur la terrasse Dufferin.

De 1663 à 1673, ce sont près de 800 femmes, la majorité orphelines et sans le sou, qui optèrent pour l’offre du roi Louis XIV d’embarquer sur un navire vers la Nouvelle-France et aider à peupler la colonie. Six mois après leur arrivée au port de Québec, 80% d’entre elles étaient déjà mariées!

À peine dix ans après leur arrivée sur le continent, c’était mission accomplie : la population avait triplé sur les terres du Saint-Laurent. De plus, cette immigration de Filles du roi, principalement d’origines parisiennes, a consolidé le parler français avec les couleurs qui teintent toujours notre langage d’aujourd’hui.

C’est le baron de La Hontan qui, en 1703, fait rapport dans une publication de leur manque de moralité. Or, il n’en est rien selon plusieurs auteurs et historiens qui se sont penchés sur la question. Néanmoins, le mythe est resté fort et ancré dans la tête des gens.

C’est ce qui fait dire à la présidente de la Société d’histoire des Filles du Roy, Irène Belleau, présente lors du dévoilement de la plaque, qu’il est temps de réhabiliter ces pionnières dans notre histoire nationale, alors que Montréal s’apprête à fêter son 375e anniversaire en 2017 et que le Canada célèbrera 150 ans d’union en 2018.

La geste a également une autre connotation pour le député de Louis-Hébert, Joël Lightbound. «À mes yeux, en ce début de nouveau millénaire, il va de soi que l’accent soit mis sur la contribution de ces femmes qui ont littéralement mis le Canada au monde. Il faut leur donner la place qu’elles méritent dans notre histoire collective», a-t-il déclaré.

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