Société
23:19 8 février 2018 | mise à jour le: 8 février 2018 à 23:19 temps de lecture: 4 minutes

C’est clair: Sans oui, c’est non!

SENSIBILISATION. La troisième édition de la campagne Sans oui, c’est non! est lancée.

Photo TC Media – Geoffré Samson

Jusqu’au 23 février, la communauté de l’Université Laval se mobilisera pour lutter contre la violence sexuelle. À l’occasion du lancement, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Condition féminine, François David, et la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amour, accompagnaient plusieurs intervenantes et coordonnatrices du mouvement.

Un costume de bain. Nous avions fait du canoë sur la rivière toute la journée. Ce fut un moment très agréable… Jusqu’à ce qu’ils entrent dans ma tente alors que j’essayais de me changer.

Photo TC Media – Geoffré Samson

Au cours des deux semaines de sensibilisation, de nombreuses activités sont proposées. L’exposition Que portais-tu? présente des vêtements accrochés accompagnés d’encarts et amènent les visiteurs à comprendre que les choix vestimentaires d’une personne ne peuvent justifier qu’un acte de violence sexuelle soit commis contre elle.

Des visiteurs lors du lancement de la campagne «Sans oui, c’est non!».

Photo TC Media – Geoffré Samson

Il y aura des stands éducatifs, des capsules interactives à l’intention du personnel permettant d’établir des repères concernant la notion de harcèlement sexuel, des ateliers et des conférences, en plus d’une pièce de théâtre participative intitulée Touche-moi pas!, où le spectateur aura l’opportunité d’intervenir et de tester ses propres propositions.

L’intervention est au cœur de cette sensibilisation. La rectrice expliquait, en point de presse, l’importance d’agir lorsque nous sommes témoins d’une situation d’agression. L’université a formé 400 étudiants comme Témoins Actifs. «Ces personnes peuvent intervenir à tout moment. Ils savent déceler, désamorcer et prévenir les violences à caractère sexuelles dans les événements à risque, comme les activités d’intégration (initiations)», explique Mme D’Amour.

Mon chandail jaune préféré, mais je ne me souviens pas de mon pantalon. Je me souviens de la confusion et de vouloir quitter la chambre de mon frère pour retourner à mes dessins-animés.

Photo TC Media – Geoffré Samson

Des visiteurs lors du lancement de la campagne «Sans oui, c’est non!».

Photo TC Media – Geoffré Samson

D’ailleurs, l’Université Laval opte pour la transparence sur ce sujet. La rectrice mentionne qu’il n’est pas facile de mettre sur la place publique des données probantes qui concernent sa propre institution.

Une enquête universitaire (ESSIMU-UL) réalisée à l’hiver 2016 indique que quatre étudiantes ou étudiants sur dix ont rapporté avoir vécu un geste de violence sexuelle dans le contexte universitaire depuis leur arrivée à l’Université Laval. D’après cette même enquête, 57% des violences auraient eu lieu lors d’une fête ou d’une activité sociale (excluant les initiations) et 37% se seraient déroulées dans un contexte d’études. Les initiations départementales ou facultaires seraient le lieu associé à 19% des cas de violence rapportés.

«L’objectif est de sensibiliser le plus grand nombre de personnes sur la problématique des violences sexuelles et sur la notion de consentement», mentionne la directrice du Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèlement (CPIMH), Josée Laprade.

«En adhérant à la campagne Sans oui, c’est non!, les intervenants universitaires et collégiaux affirment haut et fort que ces violences n’ont pas leur place sur les campus du Québec et qu’elles doivent être dénoncées», ajoute la ministre Hélène David.

Un jeans et un t-shirt à 18 ans. Une robe d’enfant donnée par le cousin de mon père à cinq ans. Une robe, je me croyais en sécurité avec une femme, mais je me suis réveillée en me faisant violer par elle aussi.

Photo TC Media – Geoffré Samson

Sophie D’Amour conclut en disant qu’une dose de romantisme peut faire toute la différence en demandant, plutôt que de précipiter un baiser.

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