Société
20:19 4 mai 2017 | mise à jour le: 4 mai 2017 à 20:19 temps de lecture: 3 minutes

Un parcours immersif pour la prévention des infections

SANTÉ. Dans le cadre de la Semaine de l’hygiène des mains, le CHU de Québec s’est prêté pour une première fois au jeu « trouve les erreurs » grandeur nature. Les travailleurs du centre hospitalier étaient invités à identifier des fautes commises dans une pièce reconstituée où le risque d’infection était élevé.

La chambre des erreurs est une nouvelle approche de sensibilisation à la prévention et au contrôle des infections développée par l’Institut canadien pour la santé des patients.

TC Media – François Cattapan

Une chambre des erreurs a été installée dans un hôpital par jour, parmi les cinq établissements hospitaliers du CHU de Québec. C’est le même scénario pour tous les hôpitaux: Yves Va-vite, patient fictif, est atteint de gastro-entérite et sa chambre présente au total 12 erreurs qui pourraient permettre la propagation de l’infection. Tout le personnel peut y participer. Plus de 100 personnes sont attendues par jour.

Valérie Danceuse, adjointe à la directrice des soins infirmiers du CHU de Québec, explique une des erreurs que l’on peut retrouver dans la chambre des erreurs.

TC Media – François Cattapan

« C’est un moyen de renforcer la prévention et contrôle des infections. L’approche ludique de l’exercice permet aux intervenants d’intégrer plus facilement les pratiques et d’assurer de les reproduire dans leur quotidien », explique Valérie Dancause, adjointe à la directrice des soins infirmiers pour le volet prévention et contrôle des infections au CHU de Québec-Université Laval.  

Le choix des erreurs est en fonction des bonnes pratiques que le personnel doit savoir. Certaines sont même  identifiables par le gros bon sens. On y retrouve, par exemple, un contenant biorisque trop rempli, un urinoir près de la nourriture du patient et un fauteuil brisé difficile à nettoyer.

Lorsque les intervenants ont terminé leur inspection, ils peuvent valider leurs réponses. Un rappel des pratiques de prévention et contrôle des infections s’ensuit. « Il y a une compétition qui s’installe entre les participants. Chacun s’amuse à être meilleur que l’autre à identifier les erreurs. L’activité est un succès », poursuit l’adjointe à la directrice des soins infirmiers.

La pierre angulaire de la prévention

L’hygiène des mains représente pour Valérie Dancause la pierre angulaire de la prévention de la propagation de pathogènes. « Il est important de développer une culture du lavage des mains. Tous les intervenants doivent être conscientisés à la prévention, même ceux travaillant aux communications de l’hôpital. »

Le CHU n’en est pas à sa première sensibilisation ludique. La semaine dernière se tenaient les olympiades de la prévention où 12 kiosques avaient été installés pour représenter différentes méthodes de soin. La mise en place d’audits d’hygiène des mains et d’agents de prévention au sein des unités de soins a aussi été effectuée. 

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