Société
19:10 30 mai 2017 | mise à jour le: 30 mai 2017 à 19:10 temps de lecture: 2 minutes

Agression sexuelle dans l’armée : la commission d’enquête déplore un manque de leadership

ARMÉE. La commission d’enquête se penchant sur la saga impliquant l’ex-caporal-chef Stéphanie Raymond reproche un manque de leadership et de communication de l’état-major des Forces armées canadiennes.

La présumée agression aurait eu lieu au Manège militaire de Lévis.

TC media – Luc Turgeon

Cette commission d’enquête a été mise sur pied en janvier 2015 après que l’histoire de Mme Raymond se soit transposée en cour. Celle-ci avait affirmé avoir été violée par un officier supérieur et limogée de l’armée en 2013. Son présumé agresseur avait été acquitté en cour martiale, mais la cour suprême a indiqué que le ministre de la Défense pourrait faire appel en 2016.

La commission d’enquête blâme l’incapacité de l’institution à saisir les profondes répercussions de l’incident du 15 décembre 2011 sur le caporal-chef (à la retraite) Raymond. Elle ajoute que l’armée n’a pas appliqué les principes fondamentaux de leadership au moment de traiter la plainte de harcèlement déposée par la caporal-chef (à la retraite) Raymond, comme par exemple le manque de communication avec cette dernière tout au long du processus et l’absence de suivi pour veiller à son bien-être.

«Bon nombre de recommandations formulées dans le rapport ont déjà été mises en œuvre dans le cadre de l’opération HONOUR, à savoir notre engagement visant à mettre fin aux comportements sexuels dommageables et inappropriés dans les Forces armées canadiennes. Dans un plan d’action exhaustif fondé sur les recommandations de la commission d’enquête, j’ai ordonné au vice-chef d’état-major de la défense, au commandant de l’Armée canadienne et au commandant du Commandement du personnel militaire de donner suite aux recommandations dans les plus brefs délais», a déclaré le général Jonathan H. Vance, Chef d’état-major de la Défense.

«Les comportements sexuels dommageables et inappropriés sont inacceptables et ils minent notre efficacité opérationnelle. Je ne ménagerai aucun effort pour changer notre culture, de sorte que nos militaires puissent travailler dans un milieu qui épouse les valeurs que nous prônons en tant que membres de la profession des armes», a-t-il ajouté.

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