Société
20:49 12 février 2017 | mise à jour le: 12 février 2017 à 20:49 temps de lecture: 3 minutes

Carnaval : «Diversifier les sites, ça a été une formule gagnante»

HIVER. Quitter les Plaines et tenir le Carnaval de Québec sur cinq sites a été «une formule gagnante sur toute la ligne», estime la directrice générale, Mélanie Raymond.

L’achalandage a été très bon sur les nouveaux sites, et également dans les commerces du Vieux-Québec, croit également Mme Raymond. «Souvent, d’un site à l’autre, les visiteurs vont s’arrêter en chemin et les gens entrent dans les commerces et consomment. Les marchands sont contents également. C’est une autre des missions du Carnaval de Québec.»

Les activités interactives ont été les coups de cœur du public, Mme Raymond soulignant particulièrement le succès du Camp à Joe.

Des ajustements aux différents seront réfléchis et mis en place pour l’an prochain. Toutefois, Mme Raymond ne pense pas changer d’endroits. «On doit s’ajuster en termes d’ergonomie de terrain. Il y avait aussi des capacités physiques à certains endroits qu’on n’a pas bien exploités. Sur papier, ça avait l’air restreint alors que finalement on aurait pu en ajouter davantage.»

Selon elle, la visibilité du Carnaval a été augmentée de par le fait qu’il n’était plus confiné qu’aux Plaines. «Il fallait être de mauvaise foi pour ne pas voir le Carnaval cette année. Même quelqu’un qui ne voulait pas le fréquenter le traversait sans le vouloir», lance-t-elle.

Dans le futur, Mme Raymond aimerait que le Carnaval de Québec puisse fédérer les multiples événements qui se tiennent en hiver dans la capitale. «On a une machine marketing importante au Carnaval, il faut s’en servir. Québec veut devenir la capitale mondiale de l’hiver et nous sommes une locomotive qui peut le permettre», assure-t-elle.

Mme Raymond juge que l’attentat du 29 janvier au Centre culturel islamique de Québec a permis au Carnaval de jouer son rôle d’unificateur de la population, qui avait besoin de l’événement pour surmonter l’épreuve et se rassembler. «On peut rester à la maison et vivre la peur de cet événement. Au contraire, les gens ont choisi de visiter le Carnaval. Évidemment, les lundis et mardis ne sont pas des grosses journées, mais rapidement on a vu les gens revenir au Carnaval avec entre autres le dîner des chefs», souligne-t-elle, informant que l’organisation a été en contact avec les autorités rapidement après l’attentat.

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