Société
00:47 25 février 2017 | mise à jour le: 25 février 2017 à 00:47 temps de lecture: 2 minutes

Mineur ou majeur? Un pari trop dispendieux pour les dépanneurs

LOI. Difficile de déterminer en un simple regard si une personne est mineure ou majeure, du moins, c’est ce qu’a voulu prouver l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ) avec sa campagne Montrez vos cartes.

Seriez-vous capable de distinguer un mineur d’un majeur?

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

L’AMDEQ s’était installée dans le Cégep Limoilou vendredi pour faire passer un test aux étudiants. En comparant deux images, ils devaient deviner laquelle des deux personnes était majeure. Le but de l’exercice: conscientiser les jeunes adultes à montrer leur carte automatiquement lorsqu’ils veulent se procurer des produits réservés aux majeurs, tels le tabac, l’alcool ou la loterie.

«[Carter] est une responsabilité que le gouvernement nous donne, estime le directeur général de l’AMDEQ, Yves Servais. Il est très pointu, surtout pour le tabac. Si le détaillant ou ses employés ne font pas le travail, on est soumis à de très grosses amendes.» Les amendes vont de 2500 à 65 000$, en plus de pouvoir perdre son permis de vente.

Pour l’association, les choses seraient bien plus simples si les jeunes adultes présentaient automatiquement leur carte au moment de leur achat. «Il faudrait que carter devienne un réflexe comme aux États-Unis», croit M. Servais. Il faudrait également que l’acte soit bien reçu du consommateur. «On a déjà vu des situations où les clients devenaient violents», ajoute-t-il.

La surprise du test n’était pas seulement au niveau de l’âge. Plusieurs étudiants ignoraient également que les plus jeunes d’entre eux pouvaient eux aussi être exposés à une amende de 100$ s’ils réussissaient à acheter du tabac dans une épicerie ou un dépanneur. Les employés aussi sont exposés à une amende s’ils vendent du tabac aux mineurs, un emploi occupé par plusieurs étudiants.

L’outil créé par l’AMDEQ pendant la campagne continue d’exister à la fin des visites dans les cégeps. «Ça devient un outil de formation pour nous avec nos employés», conclut M. Servais.

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