Société
16:52 25 avril 2017 | mise à jour le: 25 avril 2017 à 16:52 temps de lecture: 4 minutes

Marché Créafolie: vivre de son art

ARTISANAT. Le marché Créafolie qui revient pour une deuxième édition à L’Ancienne-Lorette est l’occasion pour plusieurs artisans de la région de montrer leur travail. Portraits de trois d’entre eux originaires de Québec.

Julie Bussières découvre de nouvelles facettes de sa personnalité.

(Photo gracieuseté)

Alliage de la nature

Depuis toujours, Julie Bussières a un intérêt marqué pour l’horticulture, elle qui a fait carrière en recherche à l’Université Laval comme biologiste spécialisée dans les milieux humides. Avec son conjoint, ils ont eu l’idée de créer un mur végétal composé de plantes avec un boîtier en acier inoxydable. «C’est un système propre à nous que mon conjoint a pu fabriquer», raconte-t-elle. L’idée a été si populaire qu’elle a décidé de consacrer tout son emploi du temps à leur nouvelle entreprise.

Les créations de Vert Métal mélangent les végétaux et le métal.

(Photo gracieuseté)

Pour elle, les plantes qu’elles utilisent se marient bien avec les matières nobles, comme l’acier inoxydable que Vert Métal utilise fréquemment dans ses créations. «Le contraste du métal met les végétaux en valeur, et inversement», estime-t-elle. Ses racines en biologie obligent, elle a toujours misé sur des végétaux issus de la cueillette responsable.

Julie Bussières l’avoue de bon cœur, elle n’avait pas l’esprit d’une vendeuse. «Sauf que je me disais toujours que si j’étais pour gagner le million, j’allais me lancer en affaires», raconte-t-elle. Même si ce trait de personnalité n’était pas inné, elle sent l’avoir acquis avec l’expérience. L’entreprise familiale de L’Ancienne-Lorette aura peu de chemin à faire pour se rendre au marché Créafolie.

Marie-Philippe Filteau a participé à quelques salons d’artisanat.

(Photo gracieuseté – Michel Filteau)

Coudre pour réduire ses déchets

Marie-Philippe Filteau souhaitait réduire ses déchets, mais ne trouvait pas d’alternatives simples pour y parvenir. Ayant appris à coudre plus jeune, l’ancienne ingénieure a décidé de se lancer dans la confection d’un sac à pain pour conserver les produits de la boulangerie. Son idée a été si populaire que rapidement, sa boutique MarieFil a vu le jour.

Pourtant, la résidente de Limoilou ne se cherchait pas un emploi à tout prix, elle venait de prendre un moment de pause pour se concentrer sur un retour aux études en entrepreneuriat. De fil en aiguille, elle s’est rendu compte que son nouvel emploi du temps était devenu son métier. Après environ un an d’existence, elle participera à son premier salon Créafolie.

L’un des plus gros vendeurs de MarieFil, les serviettes hygiéniques lavables

(Photo gracieuseté – Michel Filteau)

Désormais, l’entrepreneure vend ses produits à travers le monde. Elle coud à la main mouchoirs, tampons démaquillants, sacs de transport pour des aliments et papiers de toilette lavables. Son grand vendeur: les serviettes hygiéniques lavables. «Juste la semaine dernière, j’en ai envoyé en Australie et aux États-Unis», mentionne-t-elle.

Un duo sucré-salé

C’est en travaillant ensemble dans une boîte de graphisme que se sont rencontrés Léonie Garand et Marie-Pierre Beaulieu, les deux fondatrices de Pico Tatoo. Tannées des tatouages de mauvaise qualité dont les enfants de Marie-Pierre raffolaient, elles ont décidé d’entamer leur recherche pour en trouver qui les satisferait. «Les tattoos temporaires sont soit imprimés en Asie où on n’a pas le contrôle sur la qualité, soit aux États-Unis», explique Léonie Garand.

Le duo constitué de Léonie Garand et Marie-Pierre Beaulieu

(Photo gracieuseté)

D’autant plus que les dessins des tatouages temporaires sont souvent destinés aux adultes plutôt qu’aux enfants. «Je ne suis pas sûre de vouloir que mon fils ait une tête de mort avec des flammes sur le bras», rigole Léonie Garand. Leur idée: confectionner des tatouages pensés et conçus pour les enfants. Avec trois premières lignes au départ, puis dix, elles sont maintenant à pas moins de 70 designs différents.

«On est comme le sucré et le salé, explique Léonie Garand à propos de sa partenaire et elle. Marie-Pierre est la créative, elle a toujours de nouvelles idées. Moi, je suis la terre-à-terre, celle qui voit comment on peut concrétiser les idées.» Selon elle, le fait que le duo d’entrepreneures était d’abord des collègues avant d’être des amis permet à leur entreprise de traverser les épreuves, bonnes ou mauvaises.

Plus de 75 artisans participent au marché Créafolie à la polyvalente de L’Ancienne-Lorette les 29 et 30 avril.

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