Société
21:20 6 avril 2017 | mise à jour le: 6 avril 2017 à 21:20 Temps de lecture: 3 minutes

Des élèves des Premières nations découvrent le milieu hospitalier

SANTÉ. Passer une journée avec le personnel médical d’un hôpital, assister en direct à des opérations, découvrir le fonctionnement d’une urgence, voilà à quoi ressemble la visite des 14 participants du programme «Deviens», une collaboration entre le CHU de Québec et la Fondation Nouveaux Sentiers.

Leonna Cheezo et Kassandra Calero-Daye étaient de celles qui ont assisté à la journée d’observation en compagnie du Dr Léo Cantin.

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

Fort de son succès de la première édition, le programme «Reviens» de la Fondation Nouveaux Sentiers a été reconduit pour une deuxième année avec encore plus de participants qui ont pris part au programme. L’idée était venue au Dr Léo Cantin, neurochirurgien à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, de développer un lien avec les communautés des Premières nations pour leur montrer les possibilités des métiers qu’on rencontre dans le domaine de la santé.

Pour les élèves du programme, c’est l’occasion de découvrir la réalité du travail dans le domaine de l’urgence, comme pour Leonna Cheezo, 16 ans. «J’avais un peu une image des médecins à la <@Ri>Grey’s Anatomy<@$p>, raconte-t-elle en riant. Mais c’est vraiment différent.»

Pour participer au programme, il ne faut pas avoir froid aux yeux. Les cinq jeunes femmes qui visitaient l’hôpital de l’Enfant-Jésus jeudi ont pu observer en direct plusieurs patients sur la table d’opération. Elles ont aussi fait un tour à l’urgence pour en découvrir plus sur son fonctionnement, de l’arrivée du patient à la salle de réanimation, en passant par la traumatologie et l’urgence ambulatoire.

Pour Kassandra Calero-Daye, l’expérience lui a permis de confirmer son choix de carrière: après son cégep en sciences naturelles, elle souhaite étudier la médecine à McGill pour devenir chirurgienne. «J’avais participé à un des cours de ma sœur en médecine et j’avais vraiment aimé ça, raconte la jeune femme. J’étais sûre que je voulais travailler dans ce domaine, mais je suis contente de le voir de mes yeux.»

Un programme adapté

Selon la direction de la Fondation Nouveaux Sentiers, Marie-Claude Cleary, le programme est spécialement conçu pour répondre aux besoins des jeunes des Premières nations. «Le programme est culturellement adapté pour ces jeunes, estime-t-elle. On l’offre dans un format qui est conçu pour eux. Ça enlève beaucoup de timidité et de barrières.» Elle explique que les jeunes viennent accompagnés par un parent ou un enseignant et sont encadrés par un organisme autochtone qui leur offre d’autres programmes.

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