Société
10:00 9 juillet 2017 | mise à jour le: 9 juillet 2017 à 10:00 temps de lecture: 4 minutes

Escale à Québec après deux tours du monde à moto

PÉRIPLE. Homme d’affaires français ruiné après la crise financière de la fin des années 2000, Éric Lobo a décidé de vivre une grande aventure humaine plutôt que de s’apitoyer sur son sort. Sans le sou et à la rue, il a emprunté pour s’acheter une moto et ainsi partir sur les routes à travers les cinq continents, en quête de liberté et surtout de sens à donner son existence.

Le motard globe-trotter carbure au défi et à la découverte de l’esprit d’entraide.

(Photo TC Media – François Cattapan)

De retour d’un second périple autour du monde au guidon de sa Harley-Davidson, le solide gaillard était de passage récemment chez le concessionnaire de la marque à Vanier. En plus de raconter ses deux épopées de plus de 50 000 kilomètres chacune à moto, il était présent pour dédicacer ses livres qui font le récit en images ou en mots de son expérience hors du commun.

«Mon premier voyage en était un de résilience, pour me reconstruire après les coups durs de la vie. Successivement, en 2010, je venais de perdre mon lucratif emploi, d’enterrer ma mère et de voir mon père affecté par la maladie. Je suis parti pour rebâtir ma personne et pour affirmer mon nouveau choix de vie», relate celui qui se passionnait également pour les reportages ethnophotographiques. En plus de portraits mémorables de tribus d’Afrique, il a déjà rédigé un ouvrage sur Cuba préfacé par Fidel Castro.

Rencontrer Éric Lobo constitue une occasion unique de voir sa Harley-Davidson Dyna, qui a roulé dans la froidure de l’Arctique grâce à l’ajout de skis latéraux.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Eric Lobo, ou le «globe rider» comme il se plaît à se définir, a choisi de renaître sur la route avec sa Harley. Le moyen de transport a été mûrement choisi. «J’aurais certes pu opter pour une marque de motos européennes réputée pour les rallyes ou la course (BMW, KTM, Ducati, etc.), mais j’ai préféré Harley-Davidson, pour le mythe légendaire, l’aspect « road trip » qui y est accolé et l’esprit rebelle qui me convient bien», raconte le motard ayant notamment été accueilli et escorté par le clan des Night Wolves à Moscou.

Sens spirituel

Suivi par ses supporteurs comme un récit quotidien sur son site Internet, son second périple planétaire à moto avait un sens plus spirituel. «Le point de départ, confie-t-il, a été de remplir la promesse de répandre les cendres de mon père dans son village d’origine et de l’amener avec moi sous la forme d’un tatouage particulier que je me suis fait graver sur l’épaule. C’était aussi l’occasion de réaliser un rêve fou de passer des 35°C du sud de l’Espagne, aux -50°C de l’Arctique.»

Auteur de plusieurs livres, il récite son plus récent périple 2015-16 dans cet ouvrage.

(Photo gracieuseté)

Pour les besoins d’adaptation aux conditions météo, Éric Lobo a même installé un système de patins amovibles de chaque côté de son engin. Dans les descentes et les routes glacées du Grand Nord, il les abaissait pour assurer la stabilité de ses déplacements propulsés à l’aide de pneus à crampons. C’est dans ces milieux plus arides, comme le Yukon canadien et le nord de la Russie, où il a ressenti et partagé le plus pur esprit de liberté et d’entraide.

Personnage calme et zen, le «biker de l’extrême» se fait même rassurant sur les dangers qui sont inévitables à toute aventure. «Bien sûr que j’ai traversé de moments d’inquiétude. Toutefois, je considère que la peur et le stress sont de mauvais conseillers. Alors, autant s’en éloigner pour mieux gérer le danger», philosophe-t-il avant de saluer des curieux venus en savoir plus sur ses exploits.

Détails techniques

-Les transferts entre les continents se font par bateau ou par avion-cargo.

-Le financement de ses expéditions se fait par la vente de livres et produits dérivés.

Pour plus d’information : www.editions-oldskull.com

TC Media

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