Société
20:38 12 novembre 2017 | mise à jour le: 12 novembre 2017 à 20:38 temps de lecture: 3 minutes

Les garderies privées manifestent à Québec

ENFANCE. Des manifestants se rassemblent près de l’Assemble nationale du Québec pour s’opposer au projet de loi 143, qui obligerait les garderies non régies à réduire le ratio de six à quatre enfants par responsable.

Le rassemblement pacifique a lieu devant l’Assemble nationale, à Québec.

(Photo TC Media – Geoffré Samson)

Cette nouvelle loi vise l’amélioration de la qualité éducative et de favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance. Au Québec, il y aurait près de 2800 garderies non régies, selon le Ministère de la famille qui révèle la perte de revenu associée à ses places serait de 5M$.

Cette mobilisation pacifique est le résultat d’une collaboration de six femmes qui ont rejoint des responsables en service de garde et des familles de partout au Québec. Deux autres manifestations sont simultanément en cours à Gatineau et à Sherbrooke, devant le bureau du ministre de la Famille, Luc Fortin.

Des dizaines de pancartes affichaient des messages au gouvernement, par rapport au ratio imposé.

(Photo TC Media – Geoffré Samson)

« Dans notre comté de Portneuf, il y a près de 300 garderies non subventionnées, ce qui ferait 600 enfants qui devront se chercher une nouvelle place », dénonce une propriétaire de garderie en milieu familial, Nancy Laberge.

Pour pallier à cette situation, le gouvernement Couillard aurait mentionné la possibilité de créer des places en Centre de la petite enfance (CPE), mais il n’y a encore rien de concret à ce sujet. « Notre région compte un CPE qui pense augmenter de 45 à 65 places, c’est seulement vingt de plus », ajoute Mme Laberge.

La députée de la CAQ, Geneviève Guilbault, est venue soutenir les manifestants contre le projet de loi 143.

(Photo TC Media – Geoffré Samson)

La députée de la CAQ, Geneviève Guilbault, est venue soutenir les manifestants. « Notre parti est en faveur du projet 143, mais le ratio est l’élément litigieux et épineux. Cette baisse de ratio mettrait en péril la rentabilité et le gagne-pain de plusieurs femmes. On s’attend à des fermetures et des pertes d’emploi si ce projet de loi est adopté. »

Le ministre de la Famille, Luc Fortin, dit être ferme sur les objectifs, mais assure une flexibilité sur les moyens entourant cette loi.

« Si cette loi est adoptée, certaines statistiques disent qu’il y aurait entre 25 000 et 39 000 jeunes qui devront se trouver une nouvelle garderie. Ce sont les parents qui sont ignorés et on espère que le gouvernement reculera », conclut Mme Guilbault.

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